Evénements du 13 février 2020

  • Un acte d’une violence indicible

    07.01.2020  >  22.02.2020

    • Théâtre

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  • La putain respectueuse | La putain irrespectueuse

    29.01.2020  >  15.02.2020

    • Théâtre
    « Quand des blancs qui ne se connaissent pas se mettent à parler entre eux, il y a un nègre qui va mourir. »

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    La putain respectueuse, à sa création en 1946, scandalisa la presse française qui la taxa d’anti-américanisme : on ne voulait pas voir le racisme qui régnait au pays des libérateurs. Billie Holiday chantait déjà Strange fruit, Rosa Parks n’avait pas encore refusé de céder sa place, Martin Luther King n’avait pas encore reçu le prix Nobel, personne n’avait entendu Malcom X, Angela Davis était une toute petite fille. Et les suprémacistes du Ku Klux Klan sévissaient encore. La pièce de Sartre s’inspire de l’affaire des Scottsboro boys : neuf hommes noirs âgés de 12 à 20 ans, accusés du viol de deux femmes blanches sur base d’un faux témoignage et dont huit furent condamnés à mort. L’écrivain donne peu la parole au « nègre » comme on disait alors, le rôle n’a pas de nom, et le montre apeuré et intériorisant sa condition d’être traqué. Dans La putain irrespectueuse, Jean-Marie Piemme, à l’inverse, lui donne une identité et une pensée. Dans l’Amérique d’hier, le noir était toujours coupable ; de récents faits tragiques montrent que le verbe se décline encore au présent.
    Lieu
    Théâtre des Martyrs
    Place des Martyrs, 22
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 223 32 08
    Réservation : +32 2 223 32 08
    billetterie@theatre-martyrs.be
    http://www.theatre-martyrs.be
  • Porcherie - Nina Blanc

    04.02.2020  >  15.02.2020

    • Théâtre
    Ida aime Julian. Julian n’aime pas Ida. Julian ne suivra pas Ida à « la grande marche pour la paix ». Julian ne reprendra pas les usines de son père. Il a un secret. Il aime…

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    Ida aime Julian. Julian n’aime pas Ida. Julian ne suivra pas Ida à « la grande marche pour la paix ». Julian ne reprendra pas les usines de son père. Il a un secret. Il aime… Porcherie est une pièce à plusieurs visages. À la croisée d’une pièce de boulevard grotesque, d’une intrigue policière et d’une tragédie antique, elle est avant tout un hymne à la complexité, à la pluralité de l’être, au refus de la normalisation. Peut-on échapper (sans s’annuler soi-même) à ce qui nous détermine profondément ? Comment négocie-t-on avec notre héritage familial, social et culturel dans notre quête de liberté et de bonheur ? Comment vivre différemment et inventer de nouvelles formes culturelles et sociales, sans commettre les mêmes erreurs que nos « pères » ? Le parcours de Julian dans l’Allemagne des années 60 résonne encore aujourd’hui avec celui de la génération de Nina Blanc, metteure en scène : une génération qui serait désillusionnée, ne cherchant ni à construire, ni à déconstruire, qui souffrirait de ne pas se connaître… Coproduction la Coop asbl et Shelter Prod – Soutiens Fédération Wallonie-Bruxelles -Service Théâtre, taxshelter.be, ING, Taxshelter du gouvernement fédéral belge, Premiers actes – Un accueil en résidence du Théâtre Océan Nord
    Lieu
    Théâtre Océan Nord
    Rue Vandeweyer, 63 65
    1030 Schaerbeek
    Tél : +32 2 242 96 89
    Réservation : +32 2 216 75 55
    info@oceannord.org
    http://www.oceannord.org
  • My Father Held a Gun

    04.02.2020  >  15.02.2020

    • Théâtre
    Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ? Et que peuvent — ou pas — les femmes pour les en empêcher ? Sahand Sahebdivan, né en Iran, et Raphael Rodan, élevé en Israël, se posent la question dans un face-à-face émouvant et drôle. Partant de lettres de soldats de la Première Guerre mondiale, ils évoquent la situation de leurs pays d’origine, se remémorent les parcours et luttes de leurs parents respectifs, jouent sur l’absurdité de leur prétendue opposition, content leurs amours défuntes, questionnent le corps des femmes, argumentent sur le pacifisme et s’opposent (quoique…) sur la possibilité pour un homme d’être vraiment féministe. Pour les accompagner, un clarinettiste et un guitariste ponctuent le récit et complètent la simplicité du dispositif. Passionnés par l’art du storytelling — ils ont cofondé la Mezrab school for storytelling — Sahand Sahebdivan et Raphael Rodan avaient déjà présenté leur précédente création, Kingdom of Fire and Clay, en Belgique en 2015. Avec My father held a gun les deux hommes, accompagnés cette fois d’Albert Maizel à la co-écriture, poursuivent une conversation dans laquelle ils incarnent leurs propres rôles. Ceux d’un Iranien et d’un Israélien, tous deux amis et conteurs, qui préfèrent s’appuyer sur leurs similitudes plutôt que sur leurs différences.

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    Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ? Et que peuvent — ou pas — les femmes pour les en empêcher ? Sahand Sahebdivan, né en Iran, et Raphael Rodan, élevé en Israël, se posent la question dans un face-à-face émouvant et drôle. Partant de lettres de soldats de la Première Guerre mondiale, ils évoquent la situation de leurs pays d’origine, se remémorent les parcours et luttes de leurs parents respectifs, jouent sur l’absurdité de leur prétendue opposition, content leurs amours défuntes, questionnent le corps des femmes, argumentent sur le pacifisme et s’opposent (quoique…) sur la possibilité pour un homme d’être vraiment féministe. Pour les accompagner, un clarinettiste et un guitariste ponctuent le récit et complètent la simplicité du dispositif. Passionnés par l’art du storytelling — ils ont cofondé la Mezrab school for storytelling — Sahand Sahebdivan et Raphael Rodan avaient déjà présenté leur précédente création, Kingdom of Fire and Clay, en Belgique en 2015. Avec My father held a gun les deux hommes, accompagnés cette fois d’Albert Maizel à la co-écriture, poursuivent une conversation dans laquelle ils incarnent leurs propres rôles. Ceux d’un Iranien et d’un Israélien, tous deux amis et conteurs, qui préfèrent s’appuyer sur leurs similitudes plutôt que sur leurs différences.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 203 53 03
    Réservation : +32 2 203 41 55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be
  • L’avenir dure longtemps

    06.02.2020  >  16.02.2020

    • Théâtre
    « Je sais que je vais mourir et qu’il ne restera que mes mots ? Mais qui les entendra ? Qui les lira ? Qui me jugera ? »

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    Un dimanche matin de novembre 1980, un homme étrangle sa femme. Cet homme, c’est Louis Althusser, philosophe, professeur à l’École Normale de Paris et communiste notoire. Déclaré irresponsable de ses actes commis en état de démence, il sera interné et condamné à se taire, alors qu’il souhaitait «soulever la pierre tombale du silence». L’avenir dure longtemps, c’est ce réquisitoire dont la justice l’a privé, un récit biographique peuplé des silences familiaux, une généalogie de ce qui l’a conduit au désastre – ce père et cette mère sur lesquels il ne peut prendre appui ; son prénom, celui de l’ancien amour de sa mère ; ses crises maniaco-dépressives qui débutent au Stalag ; son éducation politique, ses dragues intempestives. Althusser s’y révèle tel un personnage de Shakespeare, s’attelant à redevenir sujet, et pour cela, à être traduit devant la justice des hommes, à accepter la sentence plutôt que le malheur du silence éternel. L’interprétation d’Angelo Bison porte à l’incandescence l’histoire lucide d’un homme et de ses failles. Prix de la critique 2017 Meilleur seul en scène
    Lieu
    Théâtre des Martyrs
    Place des Martyrs, 22
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 223 32 08
    Réservation : +32 2 223 32 08
    billetterie@theatre-martyrs.be
    http://www.theatre-martyrs.be
  • A la ligne

    06.02.2020  >  23.02.2020

    • Théâtre
    Grand Prix RTL/Lire 2019 Prix Régine Deforges 2019 Prix Jean Amila-Meckert 2019 C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui est embauché dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons.

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    Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer. Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes. Un récit habité, rythmé, fiévreux, offrant de rares respirations, sans ponctuation, fait de phrases courtes et de sauts à la ligne, tranchants. Joseph Ponthus a quitté la région parisienne et son job d'éducateur par amour pour sa femme qu'il est allé rejoindre en Bretagne. Ne trouvant pas de travail dans son domaine, il finit par se tourner vers les petites missions d'interim en usine/abattoirs. Et c'est tout un univers inimaginable qu'il découvre: le travail à la chaîne, les horaires décalés, les gestes mécaniques/abrutissants, le froid, le bruit, les odeurs, les blessures, le dos brisé, le corps qui lâche... Joseph Ponthus nous plonge avec intensité dans ce milieu à part, précaire et parfois révoltant à en donner la nausée. Un milieu où la solidarité entre travailleurs aide à supporter la cadence (pendant que les dirigeants sont peu présents/valorisants) et où la pause clope compte parmi les rares bouffées d'air... Une sacrée claque que ce texte humain, authentique, essentiel et indispensable tant il coupe le souffle, recadre et hante, longtemps. "En poussant mes carcasses Bien sûr que je repense à tous ces mômes vivants que j'ai accompagnés qui sont devenus adultes aujourd'hui Certains sont morts aussi Mais je suis heureux ici Avec mon épouse Plus qu'heureux Non loin de la mer Quitte à charrier des animaux morts Nous poussons nos carcasses Tout le monde ne fait au fond que de trimballer ses carcasses »
    Lieu
    Théâtre Poème 2
    d'Ecosse, 30
    1060 Saint-Gilles
    Tél : +32 2 538 63 58
    http://www.theatrepoeme.be
  • Lehman Trilogy

    11.02.2020  >  29.02.2020

    • Théâtre
    Septembre 1844, Henry Lehman, émigré juif allemand, pose le pied sur le sol américain. Septembre 2008, la banque d’investissement Lehman Brothers fait faillite, entraînant les bourses mondiales dans sa chute.

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    Combien ça coûte un homme ? Combien ça lui en coûte d’être un homme dans un monde qui ne le respecte plus ? Ces questions-là, même sur les cours fluctuant de la bourse, elles n’ont pas de prix… En deux soirées ou en intégralité les samedis, venez partager un moment de théâtre enlevé, drolatique, burlesque, effarant, qui tient autant de la saga américaine que de l’énorme farce des « affreux sales et méchants » d’Ettore Scola… Lorent Wanson Prix de la Critique 2016 Espoir masculin Iacopo Bruno Mise en scène Lorent Wanson Le jeu des interprètes est époustouflant. L’ÉCHO Trio clownesque pour saga de coton, de fièvre et de feu. *** LA LIBRE Belgique Une fresque jouissive. Totale réussite **** RTBF.BE DÉBAT DU BOUT DU BAR JE 18.02 – après le spectacle Avec l’équipe du spectacle et un invité témoin. PASSez [souvent] à la Maison Des formules souples… à utiliser seul ou à plusieurs. PASS 9 À 99 : 9 places pour 99€ Carnet 3 : 3 places pour 45 € [30 ans et +] 24 € [-30 ans] Ou la formule plus classique ABONNEMENT Avant le 1er juillet : 8 > 13€/place [5 spectacles ou +] À partir du 1er juillet : 9 > 15€ [3 spectacles ou +]
    Lieu
    Rideau de Bruxelles
    Rue Goffart, 7 A
    1050 Ixelles
    Tél : +32 2 737 16 01
    Réservation : +32 2 737 16 00
    contact@rideaudebruxelles.be
    http://www.rideaudebruxelles.be
  • Pourama Pourama

    12.02.2020  >  15.02.2020

    • Théâtre
    En toute intimité, dans une configuration scénique qui permet la proximité, un corps s’approche des spectateurs, une voix s’élève et nous raconte.

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    En toute intimité, dans une configuration scénique qui permet la proximité, un corps s’approche des spectateurs, une voix s’élève et nous raconte. Son enfance en Iran auprès d’un père distant, son exil hors de la République islamique, son adolescence en France auprès d’une mère Courage, la cuisine traditionnelle, la tendresse qu’il témoigne à ses parents, l’incompréhension et l’éloignement aussi, son émancipation, la construction de son identité, son éveil à la sexualité, ses amours, des plus romantiques à ceux qui sont tarifés… Les souvenirs de l’enfant qui grandit rencontrent ceux de l’adolescent qui se construit, de l’adulte qui forge sa personnalité. Cette voix qui enveloppe le spectateur, le transporte, le questionne, le sollicite sans jamais lui faire violence, c’est celle de Gurshad Shaheman. La construction d’une mythologie personnelle est à l’œuvre, accompagnée par des airs de Samantha Fox, Gougoush et encore Bellini. Plus que jamais, l’émotion de l’Histoire se vit au travers de la lucarne d’une destinée individuelle. Considéré par Les Inrockuptibles comme l’un des cinq meilleurs spectacles de 2016, Pourama Pourama est un objet hybride à la croisée du théâtre, de l’installation sonore et de la performance. Cette autofiction, composée de trois parties, raconte trois périodes de la vie de Gurshad Shaheman. Touch me, Taste me et Trade me se complètent, se répondent et sont autant d’invitations à un magnifique voyage sensoriel. Tour à tour, le public devient le bâton de la parole, l’invité d’un dîner de famille, le voyeur qui pénètre dans l’antichambre d’une vie intime. Il est l’oreille qui écoute, la langue qui goûte, l’œil qui observe. D’une générosité sans faille, Gurshad crée un rapport immersif et complice avec tout un chacun, en totale communion avec son histoire.
    Lieu
    Théâtre Les Tanneurs
    Rue des Tanneurs, 75
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 512 17 84
    Réservation : +32 2 512 17 84
    info@lestanneurs.be
    http://www.lestanneurs.be