Evénements du 8 février 2020

  • La putain respectueuse | La putain irrespectueuse

    29.01.2020  >  15.02.2020

    • Théâtre
    « Quand des blancs qui ne se connaissent pas se mettent à parler entre eux, il y a un nègre qui va mourir. »

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    La putain respectueuse, à sa création en 1946, scandalisa la presse française qui la taxa d’anti-américanisme : on ne voulait pas voir le racisme qui régnait au pays des libérateurs. Billie Holiday chantait déjà Strange fruit, Rosa Parks n’avait pas encore refusé de céder sa place, Martin Luther King n’avait pas encore reçu le prix Nobel, personne n’avait entendu Malcom X, Angela Davis était une toute petite fille. Et les suprémacistes du Ku Klux Klan sévissaient encore. La pièce de Sartre s’inspire de l’affaire des Scottsboro boys : neuf hommes noirs âgés de 12 à 20 ans, accusés du viol de deux femmes blanches sur base d’un faux témoignage et dont huit furent condamnés à mort. L’écrivain donne peu la parole au « nègre » comme on disait alors, le rôle n’a pas de nom, et le montre apeuré et intériorisant sa condition d’être traqué. Dans La putain irrespectueuse, Jean-Marie Piemme, à l’inverse, lui donne une identité et une pensée. Dans l’Amérique d’hier, le noir était toujours coupable ; de récents faits tragiques montrent que le verbe se décline encore au présent.
    Lieu
    Théâtre des Martyrs
    Place des Martyrs, 22
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 223 32 08
    Réservation : +32 2 223 32 08
    billetterie@theatre-martyrs.be
    http://www.theatre-martyrs.be
  • Soli

    30.01.2020  >  15.02.2020

    • Théâtre
    Seuls en scène

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    Vous ne savez pas ce que vous allez voir, ils ne savent pas non plus ce qu’il va se passer. Seul en scène, accompagné à la musique par Thomas Venegoni, Olivier Prémel créé pendant une heure une seule et unique histoire qui part de vous, d’un mot, d’une envie... Une soirée, une représentation unique, à chaque fois.
    Lieu
    L'improviste
    rue de Fierlant, 120
    1190 Forest
    http://www.improviste.be/
  • Duet

    31.01.2020  >  16.02.2020

    • Théâtre
    60 minutes. 1 homme. 1 femme.

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    Par la Compagnie qui Pétille Deux histoires qui s’écrivent sous vos yeux. Heureuses, dramatiques, drôles, effrayantes ou amoureuses. Ces deux pièces de théâtre commenceront grâce un objet des spectateurs.trices, donc, cher public, à vous de jouer...
    Lieu
    L'improviste
    rue de Fierlant, 120
    1190 Forest
    http://www.improviste.be/
  • Porcherie - Nina Blanc

    04.02.2020  >  15.02.2020

    • Théâtre
    Ida aime Julian. Julian n’aime pas Ida. Julian ne suivra pas Ida à « la grande marche pour la paix ». Julian ne reprendra pas les usines de son père. Il a un secret. Il aime…

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    Ida aime Julian. Julian n’aime pas Ida. Julian ne suivra pas Ida à « la grande marche pour la paix ». Julian ne reprendra pas les usines de son père. Il a un secret. Il aime… Porcherie est une pièce à plusieurs visages. À la croisée d’une pièce de boulevard grotesque, d’une intrigue policière et d’une tragédie antique, elle est avant tout un hymne à la complexité, à la pluralité de l’être, au refus de la normalisation. Peut-on échapper (sans s’annuler soi-même) à ce qui nous détermine profondément ? Comment négocie-t-on avec notre héritage familial, social et culturel dans notre quête de liberté et de bonheur ? Comment vivre différemment et inventer de nouvelles formes culturelles et sociales, sans commettre les mêmes erreurs que nos « pères » ? Le parcours de Julian dans l’Allemagne des années 60 résonne encore aujourd’hui avec celui de la génération de Nina Blanc, metteure en scène : une génération qui serait désillusionnée, ne cherchant ni à construire, ni à déconstruire, qui souffrirait de ne pas se connaître… Coproduction la Coop asbl et Shelter Prod – Soutiens Fédération Wallonie-Bruxelles -Service Théâtre, taxshelter.be, ING, Taxshelter du gouvernement fédéral belge, Premiers actes – Un accueil en résidence du Théâtre Océan Nord
    Lieu
    Théâtre Océan Nord
    Rue Vandeweyer, 63 65
    1030 Schaerbeek
    Tél : +32 2 242 96 89
    Réservation : +32 2 216 75 55
    info@oceannord.org
    http://www.oceannord.org
  • Every Direction is North

    04.02.2020  >  08.02.2020

    • Spectacle
    Sept danseurs sur scène se poussent, se bousculent, tourbillonnent les uns autour des autres. Dans une alternance de solos et d’élans collectifs, sans répit, ils enchaînent les figures, comme d’infatigables enfants, trop occupés à jouer. Ils nous invitent à éprouver leur quête effrénée d’harmonie au travers d’un jeu physique de construction des corps. Karine Ponties, chorégraphe franco-belge, a collaboré à plusieurs reprises avec des compagnies russes au cours des dix dernières années. En 2016, c’est avec la section contemporaine du Ballet de Moscou qu’elle a l’opportunité de travailler pour imaginer une pièce dans laquelle les corps seront poussés aux limites de leur abandon. Son « nord » désigne un endroit sans repaires, au beau milieu de rien, incarné par des boîtes blanches et des structures de bois modulaires qui se transforment en table ou en armoire. Si tous les chemins y mènent, chacun de ses personnages tente, en s’appuyant sur les autres, de s’en détourner pour trouver un espace de liberté.

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    Sept danseurs sur scène se poussent, se bousculent, tourbillonnent les uns autour des autres. Dans une alternance de solos et d’élans collectifs, sans répit, ils enchaînent les figures, comme d’infatigables enfants, trop occupés à jouer. Ils nous invitent à éprouver leur quête effrénée d’harmonie au travers d’un jeu physique de construction des corps. Karine Ponties, chorégraphe franco-belge, a collaboré à plusieurs reprises avec des compagnies russes au cours des dix dernières années. En 2016, c’est avec la section contemporaine du Ballet de Moscou qu’elle a l’opportunité de travailler pour imaginer une pièce dans laquelle les corps seront poussés aux limites de leur abandon. Son « nord » désigne un endroit sans repaires, au beau milieu de rien, incarné par des boîtes blanches et des structures de bois modulaires qui se transforment en table ou en armoire. Si tous les chemins y mènent, chacun de ses personnages tente, en s’appuyant sur les autres, de s’en détourner pour trouver un espace de liberté.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 203 53 03
    Réservation : +32 2 203 41 55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be
  • My Father Held a Gun

    04.02.2020  >  15.02.2020

    • Théâtre
    Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ? Et que peuvent — ou pas — les femmes pour les en empêcher ? Sahand Sahebdivan, né en Iran, et Raphael Rodan, élevé en Israël, se posent la question dans un face-à-face émouvant et drôle. Partant de lettres de soldats de la Première Guerre mondiale, ils évoquent la situation de leurs pays d’origine, se remémorent les parcours et luttes de leurs parents respectifs, jouent sur l’absurdité de leur prétendue opposition, content leurs amours défuntes, questionnent le corps des femmes, argumentent sur le pacifisme et s’opposent (quoique…) sur la possibilité pour un homme d’être vraiment féministe. Pour les accompagner, un clarinettiste et un guitariste ponctuent le récit et complètent la simplicité du dispositif. Passionnés par l’art du storytelling — ils ont cofondé la Mezrab school for storytelling — Sahand Sahebdivan et Raphael Rodan avaient déjà présenté leur précédente création, Kingdom of Fire and Clay, en Belgique en 2015. Avec My father held a gun les deux hommes, accompagnés cette fois d’Albert Maizel à la co-écriture, poursuivent une conversation dans laquelle ils incarnent leurs propres rôles. Ceux d’un Iranien et d’un Israélien, tous deux amis et conteurs, qui préfèrent s’appuyer sur leurs similitudes plutôt que sur leurs différences.

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    Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ? Et que peuvent — ou pas — les femmes pour les en empêcher ? Sahand Sahebdivan, né en Iran, et Raphael Rodan, élevé en Israël, se posent la question dans un face-à-face émouvant et drôle. Partant de lettres de soldats de la Première Guerre mondiale, ils évoquent la situation de leurs pays d’origine, se remémorent les parcours et luttes de leurs parents respectifs, jouent sur l’absurdité de leur prétendue opposition, content leurs amours défuntes, questionnent le corps des femmes, argumentent sur le pacifisme et s’opposent (quoique…) sur la possibilité pour un homme d’être vraiment féministe. Pour les accompagner, un clarinettiste et un guitariste ponctuent le récit et complètent la simplicité du dispositif. Passionnés par l’art du storytelling — ils ont cofondé la Mezrab school for storytelling — Sahand Sahebdivan et Raphael Rodan avaient déjà présenté leur précédente création, Kingdom of Fire and Clay, en Belgique en 2015. Avec My father held a gun les deux hommes, accompagnés cette fois d’Albert Maizel à la co-écriture, poursuivent une conversation dans laquelle ils incarnent leurs propres rôles. Ceux d’un Iranien et d’un Israélien, tous deux amis et conteurs, qui préfèrent s’appuyer sur leurs similitudes plutôt que sur leurs différences.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 203 53 03
    Réservation : +32 2 203 41 55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be
  • Soissons dans l’Aisne

    04.02.2020  >  22.02.2020

    • Théâtre
    Soissons dans l'Aisne : c’est l’histoire d’un mec en manque et de ses « 56 jours d’abstinence totale de tous les produits modifiant le comportement ».Avec ce nouveau texte, Riton nous livre une galerie de portraits de ces curistes : camés récidivistes, tox en tous genres, alcooliques, mais aussi Monsieur et Madame Tout-le-Monde…

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    « Interdiction de prendre de la drogue, sous n’importe quelle forme et d’en faire venir au château. Interdiction de sortir seul de l’enceinte du château. Interdiction d’écouter de la musique et de rester dans la chambre en dehors des heures prévues. Interdiction d’avoir des paroles ou des gestes violents envers les patients et les thérapeutes. Interdiction d’avoir des rapports sexuels avec d’autres patients… Merde, ça commençait mal » Le comédien Riton Liebman a 30 ans, et il entame sa première- et dernière- cure de désintoxication. Loin de tout, de Paris, de Bruxelles, du show-biz, de la course à la gloire et au succès, du strass et des paillettes… A Soissons dans l’Aisne. Un de ces lieux de la dernière chance où l’on se sèvre collectivement, à la force du poignet, dans une abstinence monacale. Soissons, c’est l’histoire d’un mec en manque et de ses « 56 jours d’abstinence totale de tous les produits modifiant le comportement ». Avec ce nouveau texte, Riton nous livre une galerie de portraits de ces curistes : camés récidivistes, tox en tous genres, alcooliques, mais aussi Monsieur et Madame Tout-le-Monde… qu’un Liebman généreux nous propose en empathie. Ces gueules cassées nous renvoient tant l’image de notre société que celle de Riton lui-même : un type pas si ordinaire, un poil à la marge, un singulier antihéros du quotidien. Un gars qui nous fait rire et qu’on est bien forcé d’aimer, car il nous touche… Le Poche s’était promis de feuilletonner la vie trépidante de Riton. Après Liebman Renégat et après la Vedette du Quartier, en voici le troisième opus : Soissons dans l’Aisne…
    Lieu
    Théâtre de Poche
    Chemin du Gymnase, 1 A
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 649 17 27
    Réservation : +32 2 649 17 27
    reservation@poche.be
    http://www.poche.be
  • L’avenir dure longtemps

    06.02.2020  >  16.02.2020

    • Théâtre
    « Je sais que je vais mourir et qu’il ne restera que mes mots ? Mais qui les entendra ? Qui les lira ? Qui me jugera ? »

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    Un dimanche matin de novembre 1980, un homme étrangle sa femme. Cet homme, c’est Louis Althusser, philosophe, professeur à l’École Normale de Paris et communiste notoire. Déclaré irresponsable de ses actes commis en état de démence, il sera interné et condamné à se taire, alors qu’il souhaitait «soulever la pierre tombale du silence». L’avenir dure longtemps, c’est ce réquisitoire dont la justice l’a privé, un récit biographique peuplé des silences familiaux, une généalogie de ce qui l’a conduit au désastre – ce père et cette mère sur lesquels il ne peut prendre appui ; son prénom, celui de l’ancien amour de sa mère ; ses crises maniaco-dépressives qui débutent au Stalag ; son éducation politique, ses dragues intempestives. Althusser s’y révèle tel un personnage de Shakespeare, s’attelant à redevenir sujet, et pour cela, à être traduit devant la justice des hommes, à accepter la sentence plutôt que le malheur du silence éternel. L’interprétation d’Angelo Bison porte à l’incandescence l’histoire lucide d’un homme et de ses failles. Prix de la critique 2017 Meilleur seul en scène
    Lieu
    Théâtre des Martyrs
    Place des Martyrs, 22
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 223 32 08
    Réservation : +32 2 223 32 08
    billetterie@theatre-martyrs.be
    http://www.theatre-martyrs.be
  • A la ligne

    06.02.2020  >  23.02.2020

    • Théâtre
    Grand Prix RTL/Lire 2019 Prix Régine Deforges 2019 Prix Jean Amila-Meckert 2019 C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui est embauché dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons.

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    Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer. Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes. Un récit habité, rythmé, fiévreux, offrant de rares respirations, sans ponctuation, fait de phrases courtes et de sauts à la ligne, tranchants. Joseph Ponthus a quitté la région parisienne et son job d'éducateur par amour pour sa femme qu'il est allé rejoindre en Bretagne. Ne trouvant pas de travail dans son domaine, il finit par se tourner vers les petites missions d'interim en usine/abattoirs. Et c'est tout un univers inimaginable qu'il découvre: le travail à la chaîne, les horaires décalés, les gestes mécaniques/abrutissants, le froid, le bruit, les odeurs, les blessures, le dos brisé, le corps qui lâche... Joseph Ponthus nous plonge avec intensité dans ce milieu à part, précaire et parfois révoltant à en donner la nausée. Un milieu où la solidarité entre travailleurs aide à supporter la cadence (pendant que les dirigeants sont peu présents/valorisants) et où la pause clope compte parmi les rares bouffées d'air... Une sacrée claque que ce texte humain, authentique, essentiel et indispensable tant il coupe le souffle, recadre et hante, longtemps. "En poussant mes carcasses Bien sûr que je repense à tous ces mômes vivants que j'ai accompagnés qui sont devenus adultes aujourd'hui Certains sont morts aussi Mais je suis heureux ici Avec mon épouse Plus qu'heureux Non loin de la mer Quitte à charrier des animaux morts Nous poussons nos carcasses Tout le monde ne fait au fond que de trimballer ses carcasses »
    Lieu
    Théâtre Poème
    Rue d'Ecosse, 30
    1060 Saint-Gilles
    Tél : +32 2 538 63 58
    Réservation : +32 2 538 63 58
    reservation@theatrepoeme.be
    http://www.theatrepoeme.be
  • Vive la libre entreprise !...

    07.02.2020  >  15.02.2020

    • Théâtre

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    Depuis qu’on cache la mort comme une maladie honteuse, la faillite menace les Pompes funèbres Royales. Les quatre héritières cherchent et expérimentent des solutions pour sauver l’entreprise. S’il n’y a plus de morts, faisons-en ! Directement du producteur à l’incinérateur. La société libérale n’a que faire de la moralité..
    Lieu
    Centre Culturel Bruegel
    Rue des Renards, 1 F
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 503 42 68
    Réservation : +32 2 503 42 68
    info@ccbruegel.be
    http://www.ccbruegel.be