Evénements du 5 février 2020

  • La putain respectueuse | La putain irrespectueuse

    29.01.2020  >  15.02.2020

    • Théâtre
    « Quand des blancs qui ne se connaissent pas se mettent à parler entre eux, il y a un nègre qui va mourir. »

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    La putain respectueuse, à sa création en 1946, scandalisa la presse française qui la taxa d’anti-américanisme : on ne voulait pas voir le racisme qui régnait au pays des libérateurs. Billie Holiday chantait déjà Strange fruit, Rosa Parks n’avait pas encore refusé de céder sa place, Martin Luther King n’avait pas encore reçu le prix Nobel, personne n’avait entendu Malcom X, Angela Davis était une toute petite fille. Et les suprémacistes du Ku Klux Klan sévissaient encore. La pièce de Sartre s’inspire de l’affaire des Scottsboro boys : neuf hommes noirs âgés de 12 à 20 ans, accusés du viol de deux femmes blanches sur base d’un faux témoignage et dont huit furent condamnés à mort. L’écrivain donne peu la parole au « nègre » comme on disait alors, le rôle n’a pas de nom, et le montre apeuré et intériorisant sa condition d’être traqué. Dans La putain irrespectueuse, Jean-Marie Piemme, à l’inverse, lui donne une identité et une pensée. Dans l’Amérique d’hier, le noir était toujours coupable ; de récents faits tragiques montrent que le verbe se décline encore au présent.
    Lieu
    Théâtre des Martyrs
    Place des Martyrs, 22
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 223 32 08
    Réservation : +32 2 223 32 08
    billetterie@theatre-martyrs.be
    http://www.theatre-martyrs.be
  • Every Direction is North

    04.02.2020  >  08.02.2020

    • Spectacle
    Sept danseurs sur scène se poussent, se bousculent, tourbillonnent les uns autour des autres. Dans une alternance de solos et d’élans collectifs, sans répit, ils enchaînent les figures, comme d’infatigables enfants, trop occupés à jouer. Ils nous invitent à éprouver leur quête effrénée d’harmonie au travers d’un jeu physique de construction des corps. Karine Ponties, chorégraphe franco-belge, a collaboré à plusieurs reprises avec des compagnies russes au cours des dix dernières années. En 2016, c’est avec la section contemporaine du Ballet de Moscou qu’elle a l’opportunité de travailler pour imaginer une pièce dans laquelle les corps seront poussés aux limites de leur abandon. Son « nord » désigne un endroit sans repaires, au beau milieu de rien, incarné par des boîtes blanches et des structures de bois modulaires qui se transforment en table ou en armoire. Si tous les chemins y mènent, chacun de ses personnages tente, en s’appuyant sur les autres, de s’en détourner pour trouver un espace de liberté.

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    Sept danseurs sur scène se poussent, se bousculent, tourbillonnent les uns autour des autres. Dans une alternance de solos et d’élans collectifs, sans répit, ils enchaînent les figures, comme d’infatigables enfants, trop occupés à jouer. Ils nous invitent à éprouver leur quête effrénée d’harmonie au travers d’un jeu physique de construction des corps. Karine Ponties, chorégraphe franco-belge, a collaboré à plusieurs reprises avec des compagnies russes au cours des dix dernières années. En 2016, c’est avec la section contemporaine du Ballet de Moscou qu’elle a l’opportunité de travailler pour imaginer une pièce dans laquelle les corps seront poussés aux limites de leur abandon. Son « nord » désigne un endroit sans repaires, au beau milieu de rien, incarné par des boîtes blanches et des structures de bois modulaires qui se transforment en table ou en armoire. Si tous les chemins y mènent, chacun de ses personnages tente, en s’appuyant sur les autres, de s’en détourner pour trouver un espace de liberté.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 203 53 03
    Réservation : +32 2 203 41 55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be
  • My Father Held a Gun

    04.02.2020  >  15.02.2020

    • Théâtre
    Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ? Et que peuvent — ou pas — les femmes pour les en empêcher ? Sahand Sahebdivan, né en Iran, et Raphael Rodan, élevé en Israël, se posent la question dans un face-à-face émouvant et drôle. Partant de lettres de soldats de la Première Guerre mondiale, ils évoquent la situation de leurs pays d’origine, se remémorent les parcours et luttes de leurs parents respectifs, jouent sur l’absurdité de leur prétendue opposition, content leurs amours défuntes, questionnent le corps des femmes, argumentent sur le pacifisme et s’opposent (quoique…) sur la possibilité pour un homme d’être vraiment féministe. Pour les accompagner, un clarinettiste et un guitariste ponctuent le récit et complètent la simplicité du dispositif. Passionnés par l’art du storytelling — ils ont cofondé la Mezrab school for storytelling — Sahand Sahebdivan et Raphael Rodan avaient déjà présenté leur précédente création, Kingdom of Fire and Clay, en Belgique en 2015. Avec My father held a gun les deux hommes, accompagnés cette fois d’Albert Maizel à la co-écriture, poursuivent une conversation dans laquelle ils incarnent leurs propres rôles. Ceux d’un Iranien et d’un Israélien, tous deux amis et conteurs, qui préfèrent s’appuyer sur leurs similitudes plutôt que sur leurs différences.

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    Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ? Et que peuvent — ou pas — les femmes pour les en empêcher ? Sahand Sahebdivan, né en Iran, et Raphael Rodan, élevé en Israël, se posent la question dans un face-à-face émouvant et drôle. Partant de lettres de soldats de la Première Guerre mondiale, ils évoquent la situation de leurs pays d’origine, se remémorent les parcours et luttes de leurs parents respectifs, jouent sur l’absurdité de leur prétendue opposition, content leurs amours défuntes, questionnent le corps des femmes, argumentent sur le pacifisme et s’opposent (quoique…) sur la possibilité pour un homme d’être vraiment féministe. Pour les accompagner, un clarinettiste et un guitariste ponctuent le récit et complètent la simplicité du dispositif. Passionnés par l’art du storytelling — ils ont cofondé la Mezrab school for storytelling — Sahand Sahebdivan et Raphael Rodan avaient déjà présenté leur précédente création, Kingdom of Fire and Clay, en Belgique en 2015. Avec My father held a gun les deux hommes, accompagnés cette fois d’Albert Maizel à la co-écriture, poursuivent une conversation dans laquelle ils incarnent leurs propres rôles. Ceux d’un Iranien et d’un Israélien, tous deux amis et conteurs, qui préfèrent s’appuyer sur leurs similitudes plutôt que sur leurs différences.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 203 53 03
    Réservation : +32 2 203 41 55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be
  • La Montagne

    05.02.2020  >  06.02.2020

    • Théâtre
    Saison 2019 / 2020 "Der menschenfresser Berg – Oder die Besteigung, die Bjørg Schaffers Leben kostete – Ou La Montagne (titre provisoire)" Cie Les Vrais Majors

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    "Der menschenfresser Berg – Oder die Besteigung, die Bjørg Schaffers Leben kostete" – Ou "La Montagne" (titre provisoire) raconte une quête : l'adaptation par une compagnie de théâtre de rue d'un film allemand des années 30 sur une expédition en haute montagne. Pour sa nouvelle création, la compagnie Les Vrais Majors est partie du constat que les centaines d'heures passées à créer collectivement un spectacle étaient un matériau à haut potentiel humoristique qui permettait un jeu sur la frontière entre réalité et fiction, avec des allers-retours de l'un à l'autre, des mises en abîme, de l'auto dérision, des situations surréalistes, etc. Partant de ce postulat, nous avons chaussé nos crampons et sommes partis à l'assaut de « La Montagne ». Le spectacle joue sur deux temporalités différentes : celle de la fiction : l'histoire des alpinistes dans la montagne ; ainsi que celle de la création qui est en train de se faire devant les yeux des spectateurs, ici et maintenant. Metteur en scène Christophe Andral / Avec Linde Carrijn, Alexis Julémont, Quentin Lemenu, Manu Lepage Scénographe Christine Mobers, Auteurs Ecriture Collective
    Lieu
    Théâtre Marni
    Rue de Vergnies, 25
    1050 Ixelles
    Tél : 02-639.09.80
    Réservation : 02-639.09.82
    info@theatremarni.com
    http://www.theatremarni.com