Evénements du 3 février 2020

  • Chiharu Shiota - Me Somewhere Else

    11.10.2019  >  09.02.2020

    • Exposition
    Les installations spectaculaires de Chiharu Shiota (Osaka, 1972) transforment les espaces dans lesquels elles se déploient, et immergent le visiteur dans l’univers de l’artiste. Elles associent des matières textiles telles que la laine et le coton à différents éléments, formes sculptées ou objets usagés.

    Lire la suite

    L’artiste combine performances, art corporel et installations dans un processus qui place en son centre le corps. Sa pratique artistique protéiforme explore les notions de temporalité, de mouvement, de mémoire et de rêve et requièrent l’implication à la fois mentale et corporelle du spectateur. La participation très remarquée de Chiharu Shiota à la Biennale de Venise, où elle représentait le Japon en 2015, a confirmé l’envergure internationale de son travail. Présentée dans la salle Bernheim, Me Somewhere Else (2018), œuvre d’une grande force visuelle, occupe une place bien particulière dans la production de l’artiste. Elle évoque en effet sa lutte contre la maladie, et la certitude que son esprit survivra à son corps. « Before I was diagnosed with cancer I thought that if I die everything about me is going to die, I am going to die, but now I know only my body dies – not my mind. My mind remains somewhere else. », explique Chiharu Shiota. Née à Osaka au Japon en 1972, Chiharu Shiota vit et travaille à Berlin depuis 1997. Ces dernières années, l’artiste a été exposée à travers le monde, notamment au New Museum of Jakarta, Indonésie, au SCAD Museum of Art, États-Unis, au K21 Kunstsammlung NRW, Düsseldorf, ou encore au Smithsonian, Washington DC. En 2018, elle expose au Musée de Kyoto et, en 2019, aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique ainsi qu’au Mori Art Museum de Tokyo. Avec le soutien de la Galerie Templon
    Lieu
    Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique
    Rue de la Régence, 3
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 508 32 11
    info@fine-arts-museum.be
    http://www.fine-arts-museum.be
  • Achterland - Anne Teresa De Keersmaeker/Rosas

    29.01.2020  >  09.02.2020

    • Spectacle
    Achterland (1990) tient une place décisive dans le parcours d’Anne Teresa De Keersmaeker. Le minimalisme et la féminité dominante des précédents spectacles de Rosas cèdent la place à un no man’s land ambigu où l’on se joue des frontières en brouillant les signes. La saison passée, la reprise d’Achterland avec une nouvelle génération de danseurs a fait grande impression : ne laissez pas cette nouvelle occasion vous échapper !

    Lire la suite

    Achterland (1990) tient une place décisive dans le parcours d’Anne Teresa De Keersmaeker : c’était la première fois que la chorégraphe concevait un matériau spécifiquement masculin. Trois danseurs rejoignaient Rosas, une compagnie jusque-là amplement dominée par les femmes. Le minimalisme et la féminité dominante des précédents spectacles de Rosas cèdent la place à un no man’s land ambigu où l’on se joue des frontières en brouillant les signes. Dans Achterland, des jeunes filles enfilent des tailleurs, des femmes mettent des chemises d’homme, tandis que de jeunes hommes imitent avec empressement les femmes qui dansent. La combinaison insolite des musiques de György Ligeti et d’Eugène Ysaÿe engendre un cadre ludique et virtuose. Sur scène, le pianiste et le violoniste n’interprètent pas seulement la partition, mais font preuve d’une plus grande implication dans la dynamique scénique – une approche que De Keersmaeker développera abondamment par la suite. La saison passée, la reprise d’Achterland avec une nouvelle génération de danseurs a fait grande impression : ne laissez pas cette nouvelle occasion vous échapper !
    Lieu
    Kaaitheater
    square Sainctelette, 20
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 201 59 59
    Réservation : +32 2 201 59 59
    info@kaaitheater.be
    http://www.kaaitheater.be
  • La putain respectueuse | La putain irrespectueuse

    29.01.2020  >  15.02.2020

    • Théâtre
    « Quand des blancs qui ne se connaissent pas se mettent à parler entre eux, il y a un nègre qui va mourir. »

    Lire la suite

    La putain respectueuse, à sa création en 1946, scandalisa la presse française qui la taxa d’anti-américanisme : on ne voulait pas voir le racisme qui régnait au pays des libérateurs. Billie Holiday chantait déjà Strange fruit, Rosa Parks n’avait pas encore refusé de céder sa place, Martin Luther King n’avait pas encore reçu le prix Nobel, personne n’avait entendu Malcom X, Angela Davis était une toute petite fille. Et les suprémacistes du Ku Klux Klan sévissaient encore. La pièce de Sartre s’inspire de l’affaire des Scottsboro boys : neuf hommes noirs âgés de 12 à 20 ans, accusés du viol de deux femmes blanches sur base d’un faux témoignage et dont huit furent condamnés à mort. L’écrivain donne peu la parole au « nègre » comme on disait alors, le rôle n’a pas de nom, et le montre apeuré et intériorisant sa condition d’être traqué. Dans La putain irrespectueuse, Jean-Marie Piemme, à l’inverse, lui donne une identité et une pensée. Dans l’Amérique d’hier, le noir était toujours coupable ; de récents faits tragiques montrent que le verbe se décline encore au présent.
    Lieu
    Théâtre des Martyrs
    Place des Martyrs, 22
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 223 32 08
    Réservation : +32 2 223 32 08
    billetterie@theatre-martyrs.be
    http://www.theatre-martyrs.be