Evénements du 11 novembre 2019

  • Signé Griffo - Un dessinateur au service des scénaristes

    11.06.2019  >  24.11.2019

    • Exposition
    Avec SOS Bonheur ou Monsieur Noir, l’auteur de la série Giacomo C a dessiné quelques jalons parmi les plus importants de la BD des trente dernières années.

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    Avec SOS Bonheur ou Monsieur Noir, l’auteur de la série Giacomo C a dessiné quelques jalons parmi les plus importants de la BD des trente dernières années. Formé à l'Académie des Beaux-Arts d'Anvers, Griffo reprend brièvement les personnages de Modeste et Pompon dans Tintin avant de bourlinguer dans le vaste monde. De retour en Belgique au début des années ‘80, il abandonne le dessin publicitaire où il excellait pour s'aventurer dans la bande dessinée réaliste, imposant d’emblée un style original inspiré des grandes signatures françaises Moebius, Tardi et Bilal. Dès sa première tentative, l’efficacité de son dessin séduit des scénaristes comme Dufaux, Van Hamme ou Cothias. Tout le monde s'arrache désormais le dessinateur de "Giacomo C.", une série qu'il vient de relancer pour le plus grand bonheur de ses fans. Commissaire de l’exposition : JC De la Royère. Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale.
    Lieu
    Musée de la Bande Dessinée
    Rue des Sables, 20
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 219 19 80
    visit@cbbd.be
    http://www.cbbd.be
  • La Peste

    16.10.2019  >  17.11.2019

    • Théâtre
    Camus, notre contemporain, nous parle de la grandeur de l’homme et de ses faiblesses. Une chronique de la résistance.

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    La peste, cette maladie terriblement transmissible, sépare les hommes, les rend méfiants, mais par la lutte collective qu'elle suscite, les rapproche aussi et Camus en décrit les manifestations avec une grande précision. ‘La Peste’ est une chronique spectaculaire qui nous permet de nous interroger sur notre époque, tant le texte d’Albert Camus nous invite à comparer les faits et la montée du populisme des années trente avec notre actualité. La Peste a souvent été interprétée comme une transposition de l’occupation allemande de la France et de l’organisation de la Résistance qui s’ensuivit. Camus a approuvé cette interprétation mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas aller chercher ailleurs, plus loin. Camus réfléchit au sens de l’existence humaine et à la manière de l’accepter. Monter ‘La Peste’, c’est, à la suite de Camus, ne pas s’inscrire dans le ‘silence déraisonnable du monde’ mais participer au mouvement de réflexion et de mise en garde pour les générations futures.
    Lieu
    Théâtre Royal des Galeries
    Galerie du Roi, 32
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 512 04 07
    Réservation : +32 2 512 04 07
    infos@trg.be
    http://www.trg.be
  • Traces du chemin (titre provisoire)

    05.11.2019  >  16.11.2019

    • Théâtre
    Récit d’un homme qui explore la marche comme une expérience de la liberté, un apprentissage de la lenteur et du dénuement. Récit d’un marcheur qui va à contre-courant du modèle sociétal d’aujourd’hui qui parie plutôt sur la rentabilité, la vitesse et la productivité. Une marche comme un acte politique, social et écologique en rupture avec l’hyper activité constante de ce siècle.

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    Le 30 mai 2017, je pars de Sion, petite ville dans le Valais en Suisse et je marche près de 1.000 km pour arriver le 27 juillet 2017, jour de mes 50 ans, à Assise, en Italie. Je pars sans téléphone, sans montre, avec juste un petit sac à dos contenant le strict nécessaire. Je marche entre 15 et 30 km par jour selon les dénivelés, demandant l’hospitalité, dormant dans des accueils pèlerins ou parfois dehors au milieu des arbres. J’emprunte d’abord la Via Francigena qui va de Canterbury jusqu’à Rome, et, à Turin, je la quitte pour retrouver le chemin qui part de Vezelay jusqu’à Assise. C’est donc l’histoire d’un homme qui marche… Et sur la route, il tient un carnet de voyage, il rencontre des gens, il enregistre les sons de la nature et filme ses pieds. Récit d’un homme qui explore la marche comme une expérience de la liberté, un apprentissage de la lenteur et du dénuement. Récit d’un marcheur qui va à contre-courant du modèle sociétal d’aujourd’hui qui parie plutôt sur la rentabilité, la vitesse et la productivité. Une marche comme un acte politique, social et écologique en rupture avec l’hyper activité constante de ce siècle. C’est aussi le récit d’un tiraillement intérieur entre l’idéal de cette aventure, sa projection rêvée et l’expérience du réel avec toute sa rugosité.
    Lieu
    Le boson
    Chaussée de Boondael, 361
    1050 Ixelles
    Tél : +32 471 32 86 87
    Réservation : +32 471 32 86 87
    reservations@leboson.be
    http://www.leboson.be
  • Antigone in the Dark

    07.11.2019  >  17.11.2019

    • Spectacle
    Monologue opératique en anglais pour soprano, six musiciens et vidéo d’animation

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    « Where were you Creon? ». Ce cri déchirant d’Antigone, adressé au Roi Créon peu avant de finir sa vie emmurée dans une caverne, résonne toujours en écho aujourd’hui. Où était-il ? Où était l’Autorité quand les jeunes frères d’Antigone se sont entretués ? Pourquoi ne pas avoir tenté de désamorcer le conflit, favoriser la prévention à la répression ? Poussée dans le dos, Antigone entre sur la scène vide qui représente une caverne obscure, celle qui lui servira de sépulture. Elle salue son frère Polynice à qui elle a offert les rites funèbres traditionnels afin de lui permettre d’accéder à l’au-delà. Par son action, elle s’est positionnée en hors-la-loi, car elle désobéissait à l’édit du Roi Créon qui voulait condamner Polynice à un errement éternel. Antigone accuse Créon d'avoir causé la mort de ses frères car il était en mesure de tout éviter. Une berceuse funèbre guidera Antigone entre nostalgie, colère et désespoir. Avant de mourir, elle avertit Créon que beaucoup d’autres le défieront à l’avenir et oseront s’ériger contre les injustices causées par le pouvoir : « You won’t see me anymore, but many are coming now, like me ! ».
    Lieu
    Théâtre Poème 2
    d'Ecosse, 30
    1060 Saint-Gilles
    Tél : +32 2 538 63 58
    http://www.theatrepoeme.be
  • Cris

    11.11.2019  >  13.11.2019

    • Théâtre
    Il va retrouver Margot pour apaiser sa soif. mais les rumeurs de ses frères de tranchées le hantent. ceux qui n’ont pas pu se relever s’adressent à lui. Ils veulent que Jules leur prête voix pour crier à jamais.

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    lls se nomment Marius, Boris, Ripoll, Rénier, Barboni ou M’Bossolo. Dans les tranchées où ils se terrent, dans les boyaux d’où ils s’élancent selon le flux et le reflux des assauts, ils partagent l’insoutenable fraternité de la guerre de 1914. Loin devant eux, un gazé agonise. Plus loin encore, retentit l’horrible cri de ce soldat fou qu’ils imaginent perdu entre les deux lignes du front, « l’homme-cochon ». À l’arrière, Jules, le permissionnaire, s’éloigne vers la vie normale, mais les voix de ses compagnons d’armes le poursuivent avec acharnement. Elles s’élèvent comme un chant, comme un mémorial de douleur et de tragique solidarité. Un superbe Gaudé ! Ce sont les cris des poilus, qu’ils soient simples bidasses ou gradés, infirmier, médecin que j’ai entendu tout au long de ce petit livre si douloureux, si dense. Il m’a fallu du temps, beaucoup de temps pour digérer ces cris, digérer cette boucherie, cette folie. J’ai lu ce livre à petite dose. Il me fallait une gorgée de bonheur entre deux lectures. Laurent Gaudé prend grand soin à nommer chaque cri, chaque morceau de vie, en faisant se raconter tour à tour, Jules, le Gazé, Marius, Boris, le médecin, Le lieutenant Rénier et les autres. Un livre horriblement beau. Laurent Gaudé raconte leur guerre avec des phrases courtes, incisives. C’est un livre tripal comme je les aime. J’ai pleuré, j’ai voulu dire Assez. Pourtant, rien de morbide. Les mots sont simples, c’est cela qui donne tant de densité. La folie, la peur, la souffrance sont narrées sans affectation avec une grande justesse. Jules a reçu le petit papier bleu : permission accordée, il va retrouver Margot pour apaiser sa soif. Mais les rumeurs de ses frères de tranchées le hantent, ceux qui n’ont pas pu se relever s’adressent à lui. Ils veulent qu’il leur prête voix afin de crier à jamais... Jules est un personnage particulier dans le premier roman de Laurent Gaudé : C’est le seul qui quitte les tranchées. Grâce à cette permission il n’est plus soldat, il redevient homme ; homme face au monde des vivants, au désir,à sa conscience. Gaudé peut alors dépasser l’horreur de la guerre pour interroger le devoir de mémoire, la valeur de la transmission et la capacité de résilience. Et puis Jules m’a passé le témoin...
    Lieu
    Théâtre Poème 2
    d'Ecosse, 30
    1060 Saint-Gilles
    Tél : +32 2 538 63 58
    http://www.theatrepoeme.be