Evénements du 22 septembre 2019

  • À table !

    18.05.2019  >  28.09.2019

    • Théâtre
    Les estomacs se remplissent, les langues se délient. Chaque semaine, une sélection d’improvisateurs hors pair.

    Lire la suite

    C’est à un repas bien réel auquel va assister le public. Au début du spectacle, le menu est annoncé aux spectateurs et aux comédiens qui n’en ont pas connaissance. Qui seront les personnages réunis autour de la table ? À quelle occasion seront-ils réunis ? Un repas d’affaire, un dîner de Saint Valentin, un festin de retrouvailles d’amis d’enfance, un pic nic en famille,... C’est aux spectateurs de proposer. Démarrant de cette impulsion du public et sans concertation ni canevas, les comédiens vont improviser une scène de repas pendant 1h15. À partir d’une situation toute simple que tout le monde a déjà vécu, les comédiens vont créer une véritable histoire pouvant, selon les soirées, aller d’une comédie haute en couleur, à un drame poignant en passant par un thriller haletant.
    Lieu
    Théâtre L'improviste
    rue de Fierlant, 120
    1190 Forest
    http://www.improviste.be/
  • Stéphane Mandelbaum

    14.06.2019  >  22.09.2019

    • Exposition
    The innner demons of an 80's provocative artist

    Lire la suite

    Le Musée Juif de Belgique consacre, du 14 juin au 22 septembre 2019, une grande exposition à Stéphane Mandelbaum (1961-1986), mettant en lumière le talent fulgurant de l’artiste bruxellois, assassiné à 25 ans. À travers une centaine d’œuvres, pour la plupart des portraits, elle retracera un univers singulier dans lequel se côtoient, entre fiction et réalité, proches, dignitaires nazis, poètes, peintres, cinéastes, prostituées et gangsters. Dessinateur prodige et figure marquante de la scène artistique des années 1980, son œuvre unique, iconoclaste et provocatrice, apparaît aujourd’hui étrangement contemporaine. L’exposition est organisée par le Centre Pompidou, Paris en collaboration avec le Musée Juif de Belgique.
    Lieu
    Musée Juif de Belgique
    Rue des Minimes, 21
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 512 19 63
    info@mjb-jmb.org
    http://www.mjb-jmb.org
  • Lisières

    20.06.2019  >  22.09.2019

    • Exposition
    Le Art et marges musée a le plaisir de confier le commissariat de son exposition estivale à Caroline Lamarche («Nous sommes à la lisière », Gallimard, Goncourt de la nouvelle 2019). La sélection s’opère dans les réserves du musée, parmi les oeuvres de notre riche collection permanente mais pas seulement. SURPRISE !

    Lire la suite

    Occasion de re-découvrir des trésors tout neufs ou oubliés, à travers le regard questionnant de l’autrice: Nous vivons un temps de lisières. Entre l’animal et l’humain, l’arbre et la rivière, la plume et la peau, le béton et le vert, où trouver notre chemin ? Comment affronter l’avenir quand s’effondrent les milieux fragiles ? Par quels gestes patients, quels récits sauvages, quels surprenants partages ? Réponse avec les artistes du Art et marges musée qui déploieront leur pique-nique d’œuvres dans la clairière de l’été. Vernissage de l'exposition « Lisières » Mercredi 19 juin 2019 de 18:00 à 21:00 En présence de Caroline Lamarche, commissaire de l'exposition
    Lieu
    Art et marges musée
    Rue Haute, 314
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 533 94 90
    info@artetmarges.be
    http://www.artetmarges.be
  • Fused with nature

    04.07.2019  >  29.09.2019

    • Exposition
    Exposition « Fused with Nature », curateur Patricia De Peuter , organisée par l’Espace Européen pour la Sculpture avec l’artiste environnemental Finlandais Antti Laitinen dans le cadre de la présidence Finlandaise du Conseil de l’Union Européen 2019.

    Lire la suite

    L'artiste finlandais Antti Laitinen a été invité par l'Espace Européen pour la Sculpture a créer des oeuvres dans très beau parc Tournay Solvay à Watermael Boitsfort. Le public est invité chaque dimanche, tout au long de l'été à partir du 3 juillet à participer à la création de ces oeuvres. Par ailleurs, 32 oeuvres illustrant sa pratique artistique seront aussi exposées à la galerie « La Patinoire » à Ixelles: cet artiste qui s’inscrit dans l’art environnemental ou land art finlandais conçoit aussi bien des installations dans la nature que des photographies et des vidéos mais il construit aussi bien des îles et conçoit des objets conceptuels, creuse, documente et rame avec des icebergs. A ne pas manquer! L'exposition est gratuite et ouverte tous les jours dans le Parc.
    Lieu
    Parc Tournay-Solvay
    Parc Tournay-Solvay
    1170 Watermael-Boitsfort
    http://www.artetmarges.be
  • Les enfants de la résistance

    07.08.2019  >  06.10.2019

    • Exposition
    Printemps 1944, un aviateur allié est perdu en Belgique occupée... Entre dans la peau d'un enfant résistant pour l'aider à rejoindre l’Angleterre afin qu’il puisse reprendre la lutte !

    Lire la suite

    La Fête de la BD et les Éditions du Lombard vous proposent une exposition tirée de la série Les Enfants de la Résistance de Benoît Ers et Vincent Dugomier. Ludique et adaptée à un jeune public (8-12 ans), l’exposition explique de manière didactique les grands thèmes liés à la Seconde Guerre mondiale et la Résistance en France et en Belgique. Un jeu de piste propose aux enfants d’entrer dans la peau d’un résistant : au fil de l’exposition, ils devront élucider des énigmes pour parvenir à faire passer un aviateur allié en Angleterre. Un jeu de piste propose aux enfants d’entrer dans la peau d’un résistant : au fil de l’exposition, les visiteurs devront élucider des énigmes pour parvenir à faire passer un pilote allié en Angleterre.
    Lieu
    musée BELvue
    Place des Palais, 7
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 500 45 54
    Réservation : +32 2 500 45 54
    info@belvue.be
    http://www.belvue.be
  • Trois hommes et un couffin

    11.09.2019  >  06.10.2019

    • Théâtre
    Une histoire intemporelle sur la paternité de trois célibataires endurcis. Un berceau d’émotions.

    Lire la suite

    Le plus grand succès cinématographique français des années 80 arrive sur les planches et c’est la promesse d’un spectacle cocasse et touchant. Avant son départ pour le Japon, Jacques fait passer un message à ses deux colocataires Pierre et Michel : « Un copain déposera un colis et passera le reprendre plus tard ». Un matin, un petit paquet les attend devant la porte de l'appartement… un petit paquet qui n’est autre qu’un bébé emmitouflé dans son couffin. Le nouveau venu va bouleverser le quotidien de ces trentenaires fêtards. Pour eux, adieu la liberté et les aventures sans lendemain ! 30 ans plus tard, la problématique des trentenaires et de la parentalité n’a pas pris une ride. Pour sa création théâtrale, cette histoire drôle et pleine de rebondissements revient dans une mise en scène moderne, avec des dialogues savoureux.
    Lieu
    Théâtre Royal des Galeries
    Galerie du Roi, 32
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 512 04 07
    Réservation : +32 2 512 04 07
    infos@trg.be
    http://www.trg.be
  • A Love Supreme - Salva Sanchis & Anne Teresa De Keersmaeker/Rosas

    12.09.2019  >  29.09.2019

    • Spectacle
    En 2017, Salva Sanchis et Anne Teresa De Keersmaeker ont retravaillé A Love Supreme avec quatre jeunes danseurs masculins. Un spectacle d’une grande vitalité qui a d’emblée été sélectionné pour le TheaterFestival. Grand temps de s’abandonner une fois de plus avec les danseurs à l’ode spirituelle de John Coltrane à l’amour suprême.

    Lire la suite

    Dans A Love Supreme, John Coltrane et ses musiciens prennent appui sur des structures de blues élémentaires dont ils font émerger des phrases musicales d’une haute liberté d’expression. En 2005, Anne Teresa De Keersmaeker et Salva Sanchis ont créé une chorégraphie pour quatre danseurs sur ce chef-d’œuvre du jazz dans lequel vibre une tension entre complexité et épure. La chorégraphie fait sienne cette contradiction et relève le défi d’entrelacer l’improvisation et l’organisation formelle. En 2017, De Keersmaeker et Sanchis ont retravaillé la chorégraphie avec quatre jeunes danseurs masculins. Un spectacle d’une grande vitalité qui a d’emblée été sélectionné pour le TheaterFestival. Grand temps de s’abandonner une fois de plus avec les danseurs à l’ode spirituelle de John Coltrane à l’amour suprême.
    Lieu
    Rosas
    Avenue Van Volxem, 164
    1190 Forest
    Tél : +32 2 344 55 98
    mail@rosas.be
    http://www.rosas.be
  • La Mémoire des arbres

    12.09.2019  >  22.09.2019

    • Théâtre
    Le secret de maintenir en respect une ville entière. Non pas une ville fantôme car la vie anime cette cité mystérieuse. Mais le silence enveloppe jusqu’à son nom, ses écoles, ses parcs, ses hôpitaux. Il s’étend à ses champs, à sa rivière, à ses rires d’enfants. Au cœur de ce lieu que nulle carte ne recense, des milliers de personnes nourrissent, contraintes et forcées, ce vaste secret. Et celles qui esquissent l’ombre d’une trahison le paient de leur vie. D’autres, manipulées, ont l’intime conviction de protéger le pays en cautionnant le mensonge. Ensemble, elles préservent une industrie d’État d’envergure et taisent une catastrophe environnementale et humaine inouïe. On pourrait croire cette histoire tout juste sortie d’un roman d’anticipation. Il n’en est rien. Cette ville secrète fait partie de notre monde et de ses dérives aussi. Mais si les hommes cherchent à museler la vérité, demeure la mémoire des arbres, celle des consciences qui se dressent et dénoncent cette chape lourde de plusieurs décennies. Le voyage fait partie intégrante de la démarche artistique de Fabrice Murgia. Le cycle Ghost Road l’a mené dans des endroits singuliers où caméra à l’épaule, il captait les visages, les témoignages, les rencontres. La Mémoire des arbres s’inscrit dans ce processus. L’équipe du spectacle a foulé ces terres hostiles et avec Josse De Pauw en conteur/historien, elle livre l’inavouable en musique et poésie.

    Lire la suite

    Le secret de maintenir en respect une ville entière. Non pas une ville fantôme car la vie anime cette cité mystérieuse. Mais le silence enveloppe jusqu’à son nom, ses écoles, ses parcs, ses hôpitaux. Il s’étend à ses champs, à sa rivière, à ses rires d’enfants. Au cœur de ce lieu que nulle carte ne recense, des milliers de personnes nourrissent, contraintes et forcées, ce vaste secret. Et celles qui esquissent l’ombre d’une trahison le paient de leur vie. D’autres, manipulées, ont l’intime conviction de protéger le pays en cautionnant le mensonge. Ensemble, elles préservent une industrie d’État d’envergure et taisent une catastrophe environnementale et humaine inouïe. On pourrait croire cette histoire tout juste sortie d’un roman d’anticipation. Il n’en est rien. Cette ville secrète fait partie de notre monde et de ses dérives aussi. Mais si les hommes cherchent à museler la vérité, demeure la mémoire des arbres, celle des consciences qui se dressent et dénoncent cette chape lourde de plusieurs décennies. Le voyage fait partie intégrante de la démarche artistique de Fabrice Murgia. Le cycle Ghost Road l’a mené dans des endroits singuliers où caméra à l’épaule, il captait les visages, les témoignages, les rencontres. La Mémoire des arbres s’inscrit dans ce processus. L’équipe du spectacle a foulé ces terres hostiles et avec Josse De Pauw en conteur/historien, elle livre l’inavouable en musique et poésie.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 2 203 53 03
    Réservation : +32 2 203 41 55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be
  • Studio Cité - Benjamin Vandewalle

    14.09.2019  >  22.09.2019

    • Spectacle
    Dans Studio Cité, le regard est orienté, dirigé, dévié et détourné. Montez sur une charrette roulante à miroir, formez un cercle dansant avec d’autres spectateurs ou restez sur le côté regarder des gens aux masques périscopiques chercher leur chemin. Vandewalle nous offre des expériences inattendues dans la kermesse artistique qu’il crée et installe sur des places publiques bruxelloises.

    Lire la suite

    ‘The public space is where conflicting points of view are confronted without any possibility of a final reconciliation.’ – Chantal Mouffe (Agonistics) Je vois, je vois ce que tu ne vois pas et c’est… un danseur, un spectateur, un bord de trottoir, un passant, ou non, quand même un danseur. Dans Studio Cité, le regard est orienté, dirigé, dévié et détourné. Montez sur une charrette roulante à miroir, formez un cercle dansant avec d’autres spectateurs ou restez sur le côté regarder des gens aux masques périscopiques chercher leur chemin. Vous êtes à la fois spectateur et performeur. En tant que chorégraphe du regard, Benjamin Vandewalle joue avec la manière dont nous percevons la réalité et défie notre perception. Comment observons-nous notre environnement et les personnes qui en font partie et osons-nous nous abandonner à des points de vue nouveaux ? Avec Studio Cité, Vandewalle nous offre des expériences inattendues dans la kermesse artistique qu’il crée et installe sur des places publiques bruxelloises. • Benjamin Vandewalle – artiste en résidence au Kaaitheater depuis 2017 – se qualifie de chorégraphe urbain. Il a déjà quelques fois emmené le public du Kaaitheater à travers les rues de la ville pour des performances comme Walking the line, Perisphere, Inter-View et Birdwatching 4x4.
    Lieu
    Extra Muros
    Extra Muros
    1000 Bruxelles
    http://www.theatrenational.be
  • B27

    14.09.2019  >  29.09.2019

    • Théâtre
    Timur vient de là... Il vient du Caucase, cette région atypique mal connue des Européens, cette région stratégique entre la Russie et l’Asie, région connue par les deux guerres en Tchétchénie. Le Caucase où l’emprise russe joue des coudes avec les indépendantismes. Entre orthodoxes et musulmans, entre tradition asiatique et vieux rêves soviétiques, un pays, le Daghestan.

    Lire la suite

    Timur vient de là, de cette région méconnue et encore plus méconnue si on spécifie le fait qu’il est Andien, qu’ils ne sont que 30000 individus, qu’ils ont une langue propre et qu’ils sont traversés par des influences diverses et presque contradictoires. Timur grandit là-bas, tiraillé par l’histoire de ces parents ; un mariage forcé ou arrangé, un père tyrannique et violent, une mère qui investi symboliquement dans son fils la perfection. La solitude des appartements communautaires où Lermontov doit se reposer dans un coin et où les sourires de la poétesse Akhmatova coulent entre le Kéfir et les sosiski.... Timur vient de là, entre les hivers rudes et les étés cramés, avec une mère qui a eu l’audace de quitter ce mari qui la traite de « pute », qui la tabasse, qui la détruit à petit feu. Timur vient de là aussi, de ces magasins soviétiques où il faut faire la file pour avoir un peu de lait, quelques œufs, d’une voisine qu’il prend pour sa tante et qui lui donne un peu d’amour. Timur vient de là, de cette contrée où la violence baigne son enfance : la télé constamment allumée avec des images de la guerre en Afghanistan, puis celles de la Tchétchénie... Timur vient de ce pays où l’identité est difficile : on y danse le Zikr, on fait les prières à Allah, on a des coutumes que l’on ne contestent pas : Tu es un homme, tu seras un homme. Fierté, autorité, violence. Timur vient de là, mais il passe pour un lâche (un pd), car il danse, il chante, il imite à la perfection Eltsine, Timur vient de ce pays où l’avenir n’a pas de déclinaisons ; juste la débrouille pour correspondre à ce qu’on attend de toi. Alors quand il décide de tout quitter. A 14 ans il part à Moscou pour suivre des cours de cirque, puis du GITIS, il découvre une autre réalité... lui le caucasien, il est traité comme de la merde, un cul noir, découvre le racisme, la violence des moscovites contre ces asiatiques haïs depuis des siècles, ces musulmans, ces terroristes qui se radicalisent, ces sous-hommes. Timur loge dans la rue, dans le métro de Moscou, dans une chambre d’étudiant, est rejeté de toutes parts, est protégé par quelques femmes mécènes, chante dans des bars, apprend Tchekhov et Boulgakov au Gitis, L’enfer continue, le poursuit. L’enfer, encore et toujours l’enfer... Timur quitte la terre promise de Moscou et rêve de Paris... Mais il se retrouve à Bruxelles. Un visa de 10 jours et puis... et puis quoi ? Dix jours plus tard, il est clandestin, illégal, sans papier, sans ressources et le lot interminable de « sans »... Et de nouveau il retrouve la rue, les squats dont la célèbre Ambassade de Somalie juste à côité de l’ULB, célèbre squat pour les sans-papiers (1). Ici, en Belgique, on ne comprend pas très bien : c’est quoi ton problème ? Tu viens du Daghestan ? C’est où, ça ? T’es pas italien ? T’es quoi ? Musulman ? Quoi en plus homo ? C’est quoi ton problème ? T’as pas une tête de muslim. Timur ira à Paris, un peu par hasard, qui fait toujours bien les choses ! La Tour Eiffel, vous vous imaginez ! Fraternité, Egalité, Liberté. Tout un programme. Un rêve ou un cauchemar. Il a vu la Tour Eiffel, ce n’était que du fer. Du fer qui monte vers le ciel. Les touristes qui font la queue comme devant les magasins de son enfance. Et les sans- papiers qui vendent n’importe quoi, des petites tours Eiffel en plastic, des boules où la neige tombe sur Paris. A nouveau la rue , les métros, les parcs, l’errance, les petits boulots , travaillera dans un restaurant où il sert du caviar, du bortsch, des pirouski, les pelmenis, tout cela en chantant, en gardant le sourire... toujours sourire dans l’adversité, j’allais au Paradis... j’étais encore en enfer. La peur de tout, des policiers, des autres, qui suis-je vraiment ? Où puis-je être ? Timur vient de là, de ce pays où les dossiers se perdent dans les armoires, où les entretiens sont vulgaires... un peu d’humanité... dans quelques minutes je serais sur un matelas de papiers à boire un peu de thé, je parle 5 langues, j’ai appris le théâtre dans une des meilleures écoles à Moscou, je viens d’un pays que tu ne sais même pas situé sur une carte, je viens d’un monde dont tu ne connais rien, je viens d’un pays où la guerre est tellement là que c’est la guerre entre les pères et les mères, l’amour est une guerre, l’enfance une guerre, le présent est en guerre et l’avenir s’écrira à coup de fusils ou de coup de poings. Timur vient de là et le hasard le mène dans Gardenia d’Alain Platel, dans deux films des frères Dardenne Timur vit ici maintenant, mais toutes les souffrances accumulées ont trouvés un nom : B27. Ca aussi vous n’en avez jamais entendu parlé... Non ce n’est pas un avion bombardier, non ce n’est pas un jeu vidéo, c’est une maladie... une saloperie, cela te dévaste le corps, cela t’empêche de bouger, ça gueule en moi pour faire un geste, pour me lever le matin je danse immobile maintenant, mon corps dit tu ne bouges plus, tu te paralyses, tu n’es plus rien... mais qu’ai-je jamais été ? Voilà je veux parler de cette immobilité. Maintenant je suis belge, je me débrouille entre les boulots d’intégration, les stages de langue, les nettoyages, le CPAS et l’envie d’en découdre avec la vie. Suis-je en paix ? La paix a-t-elle pour nom B27 ? Pourquoi dois-je encore souffrir ? Ma tête est malade ? Le destinée d’un émigré dans le plat pays qui est le vôtre. Voilà, je voudrais parler, vous parler de tout cela. Si cela ne vous ennuie pas ? Est-ce que je suis encore là ?
    Lieu
    Théâtre Poème 2
    d'Ecosse, 30
    1060 Saint-Gilles
    Tél : +32 2 538 63 58
    http://www.theatrepoeme.be