Evénements du 1er avril 2019

  • Macbeth (Shakespeare)

    19.03.2019  >  06.04.2019

    • Théâtre
    Revenant d’une campagne victorieuse contre les rebelles, Macbeth et Banco, généraux de Duncan, rencontrent trois sorcières qui prophétisent que Macbeth deviendra roi et que Banco engendrera des rois bien que lui-même ne sera jamais appelé à le devenir. Macbeth et sa femme sont tentés par la prophétie. Il va y avoir des poignards dans les sourires.

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    Après Hamlet, ce personnage de Shakespeare symptomatique du fou, et après Woyzeck de Büchner, Michel Dezoteux clôt son projet de trilogie sur la folie et son focus sur trois personnages masculins interprétés par un même acteur : Karim Barras. Avec une distribution où l’on retrouve ses acteurs fétiches et pour la première fois Caroline Clément ; avec une fois encore Shakespeare, qui reste le plus grand auteur d’une histoire toujours en cours et avec Macbeth, un drame sanglant de forces obscures et de crimes, de peurs et de confrontations aux illusions corruptrices de l’avoir, du savoir et du pouvoir. Macbeth et Banco sont les généraux de Duncan. Revenant d’une campagne victorieuse contre les rebelles, ils rencontrent sur une lande trois sorcières qui prophétisent que Macbeth deviendra roi et que Banco engendrera des rois bien que lui-même ne sera jamais appelé à le devenir. Tenté par la prophétie et par Lady Macbeth qui l’y pousse, Macbeth assassine Duncan. Il s’empare de la couronne, mais il lui reste des obstacles à franchir : Banco qu’il lui faut tuer mais qui prend la fuite, Macduff, un noble qui le soupçonne de régicide et s’allie à Malcolm, les remords qui l’assaillent, Lady Macbeth qui perd la raison et les sorcières dont les voix le poursuivent. Tout fait de cette tragédie une œuvre puissante et terrible dans laquelle les ténèbres dominent, peuplées de créatures rapaces et fugitives, de violence et de sang. Nous sommes dans un champ de bataille où l’irrationnel détraque le temps, condense les événements, et confronte l’homme à ses pulsions, ses fantasmes, ses tentations, ses aspirations inavouées. Est-ce le monde mental qui construit le réel ou bien l’inverse ? Que représentent ces sorcières et comment les représenter ? Cette dernière question équivaut non seulement à se poser « comment raconter » la pièce tout entière mais à rappeler aussi son immense théâtralité.
    Lieu
    Théâtre Varia
    Rue du Sceptre, 78
    1050 Ixelles
    Tél : 02-640.82.58
    Réservation : 02-640.35.50
    reservation@varia.be
    http://www.varia.be
  • Playback

    26.03.2019  >  05.04.2019

    • Théâtre
    « Passez notre amour à la machine. Faites le bouillir. Pour voir si les couleurs d’origine peuvent revenir » (A.Souchon). Pour sa première mise en scène, Delphine Bibet plonge dans le répertoire de la chanson française des années 60 à nos jours. A cette matière universelle et familière, elle associe des textes non moins universels des extraits des Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes. Au plateau, jouant sur la résonance entre les mots et la musique, Delphine Bibet, Thierry Hellin, Catherine Mestoussis et Alexandre Trocki proposent un playback comme un remède aux bleus à l’âme et au cœur. Car comme le dit si justement Barthes : « Le langage est une peau, je frotte mon langage contre l’autre. C’est comme si j’avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout des mots. Mon langage tremble de désir, j’enroule l’autre dans mes mots, je le caresse, je le frôle, je me dépense à faire durer ce moment pour qu’il ne s’arrête jamais ».

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    « Passez notre amour à la machine. Faites le bouillir. Pour voir si les couleurs d’origine peuvent revenir » (A.Souchon). Pour sa première mise en scène, Delphine Bibet plonge dans le répertoire de la chanson française des années 60 à nos jours. A cette matière universelle et familière, elle associe des textes non moins universels des extraits des Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes. Au plateau, jouant sur la résonance entre les mots et la musique, Delphine Bibet, Thierry Hellin, Catherine Mestoussis et Alexandre Trocki proposent un playback comme un remède aux bleus à l’âme et au cœur. Car comme le dit si justement Barthes : « Le langage est une peau, je frotte mon langage contre l’autre. C’est comme si j’avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout des mots. Mon langage tremble de désir, j’enroule l’autre dans mes mots, je le caresse, je le frôle, je me dépense à faire durer ce moment pour qu’il ne s’arrête jamais ».
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-203.53.03
    Réservation : 02-203.41.55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be
  • Les palmiers sauvages

    30.03.2019  >  06.04.2019

    • Théâtre
    Elle quitte mari et enfants, il s’arrache à ses études de médecine, pourtant chèrement acquises. Le coup de foudre a définitivement scellé le destin de Charlotte Rittenmeyer et Harry Wilbourne, deux êtres en rupture dont la passion forcément exclusive prend la forme d’un road movie brûlant, avant de virer peu à peu à la descente aux enfers. « Est-ce qu’une passion vécue comme une œuvre d’art n’est pas une entreprise solitaire, vouée à l’échec ? » C’est à cette question que tente de répondre Séverine Chavrier en choisissant d’adapter le texte de William Faulkner. En quelques tableaux d’un corps à corps sensuel et dévorant, elle s’attache à raconter l’errance, les différentes stations dans lesquelles s’arrêtent Charlotte et Harry. Que ce soit à Chicago, dans un chalet de l’Utah ou enfin dans un bungalow au bord de la mer, Deborah Rouach et Laurent Papot, incarnent une profonde et dérisoire quête sans retour. Prisonniers de leur amour, ils n’ont d’autre choix que de se livrer corps et âmes à cette insondable fuite en avant.

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    Elle quitte mari et enfants, il s’arrache à ses études de médecine, pourtant chèrement acquises. Le coup de foudre a définitivement scellé le destin de Charlotte Rittenmeyer et Harry Wilbourne, deux êtres en rupture dont la passion forcément exclusive prend la forme d’un road movie brûlant, avant de virer peu à peu à la descente aux enfers. « Est-ce qu’une passion vécue comme une œuvre d’art n’est pas une entreprise solitaire, vouée à l’échec ? » C’est à cette question que tente de répondre Séverine Chavrier en choisissant d’adapter le texte de William Faulkner. En quelques tableaux d’un corps à corps sensuel et dévorant, elle s’attache à raconter l’errance, les différentes stations dans lesquelles s’arrêtent Charlotte et Harry. Que ce soit à Chicago, dans un chalet de l’Utah ou enfin dans un bungalow au bord de la mer, Deborah Rouach et Laurent Papot, incarnent une profonde et dérisoire quête sans retour. Prisonniers de leur amour, ils n’ont d’autre choix que de se livrer corps et âmes à cette insondable fuite en avant.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-203.53.03
    Réservation : 02-203.41.55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be
  • Conversation #4 - Thijs Lijster

    01.04.2019

    • Conférences et congrès
    Dans notre monde actuel complexe, nous considérons la société toujours davantage comme un « monde extérieur » pense le philosophe néerlandais Thijs Lijster. Face à l’idée que l’Histoire nous prend de court, il défend le potentiel collectif à créer l’Histoire.

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    Dans notre monde actuel complexe, nous considérons la société toujours davantage comme un « monde extérieur » pense le philosophe néerlandais Thijs Lijster. Étant donné que nous ne pouvons pas exercer de contrôle sur elle, nous préférons tourner notre regard vers l’intérieur. Narcissisme collectif ou « IKEA-isation » de la société ? Nous observons aussi la tendance que des opinions arrêtées sont vues comme plus valables que des avis bien réfléchis. Cette stratégie, que Lijster qualifie dans son essai de « grande fuite intérieure », est vouée à l’échec selon lui. Face à l’idée que l’Histoire nous prend de court, il défend le potentiel collectif à créer l’Histoire. • Thijs Lijster est philosophe et professeur. Son essai De grote vlucht inwaarts. Essays over cultuur in een onoverzichtelijke wereld [la grande fuite intérieure. Essai sur un monde illisible] est paru en 2016. La suite de l’ouvrage paraîtra au printemps 2019.
    Lieu
    Kaaistudio's
    Rue Notre-Dame du Sommeil, 81
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-201.59.59
    Réservation : 02-201.59.59
    info@kaaitheater.be
    http://www.kaaitheater.be
  • Dernière leçon

    01.04.2019

    • Théâtre
    Cinq jeunes hommes, éternels redoublants d’une école dépotoir, dérapent. La lassitude de leur routine et la colère qu’ils nourrissent envers les institutions dont ils se sentent otages, les poussent à commettre l’irréparable. Un spectacle qui questionne l’obsolescence de notre système éducatif...

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    Cinq jeunes hommes, éternels redoublants d’une école dépotoir, dérapent. La lassitude de leur routine et la colère qu’ils nourrissent envers les institutions dont ils se sentent otages, les poussent à commettre l’irréparable. Ils sont arrêtés puis confrontés aux autorités. Leur geste est considéré comme un acte de haine et de terreur. Une seule question demeure : « Pourquoi ont-ils fait cela ? ». Une heure de spectacle qui mène l’enquête, entre interrogatoires et flashbacks, entre rires, haine et larmes, entre besoin d’amour et pulsion (auto)destructrices. Un spectacle qui questionne l’obsolescence de notre système éducatif...
    Lieu
    Les Riches-Claires
    Rue des Riches Claires, 24
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-548.25.80
    Réservation : 02-548.25.80
    accueil@lesrichesclaires.be
    http://www.lesrichesclaires.be