Evénements du 29 janvier 2019

  • La chute

    15.01.2019  >  09.02.2019

    • Théâtre
    « L’essentiel est de pouvoir tout se permettre, quitte à professer de temps en temps, et à grand cris, sa propre indignité. »

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    À notre époque où l’égo est sans cesse mis en avant, où tout semble dilué dans le virtuel, La chute de Camus a toujours de quoi faire éclater le miroir. Avant de passer ses soirées dans un bar d’Amsterdam, Jean-Baptiste Clamence fut un brillant et respecté avocat à Paris. À lui les causes perdues, la traque de la vérité... Un soir, un événement va transformer sa vie : il ne porte pas secours à une jeune femme en train de se noyer. La culpabilité ne va plus le quitter. Il va faire le bilan de ses diverses usurpations, questionner sa sincérité. Il va se livrer à une introspection sur ses faiblesses, ses lâchetés dans un bar loin des tribunaux où il jouait de sa faconde. Plaidoyer pour la liberté, contre les faux-semblants, texte traversé par l’absurde, La chute a la force de jouer chaque jour avec les émotions de celui qui l’interprète. Au travers du roman, dans l’adaptation de Vincent Engel, Lorent Wanson, dont la carrière de metteur en scène a toujours cherché à donner la parole à ceux qui ne l’avaient jamais, s’interroge aujourd’hui lui aussi sur sa sincérité, tentant de traverser ces questions avec ses expériences au point de les rendre troublantes et volontairement floues. La chute, dans cette adaptation proche et intime, c’est une lutte corps à corps avec les démons du siècle de la pensée en proie à l’amnésie de notre temps.
    Lieu
    Théâtre des Martyrs
    Place des Martyrs, 22
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-223.32.08
    Réservation : 02 223 32 08
    billetterie@theatre-martyrs.be
    http://www.theatre-martyrs.be
  • Propaganda !

    22.01.2019  >  02.02.2019

    • Théâtre
    Vincent Hennebicq, agacé par le flux incessant d’informations qui nous aveugle et nous empêche souvent
 de respirer, de prendre l’élan et le recul nécessaires pour décrypter, analyser et comprendre en profondeur ce qui nous entoure, s’est intéressé à la figure d’Edward Bernays pour le rôle qu’il a joué dans la construction d’un monde où la croissance économique prime.

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    Edward Bernays, neveu de Sigmund Freud, a traversé le 20e siècle sans que l’on se souvienne de son nom, mais il a transformé le monde, dans l’ombre. D’abord producteur de théâtre et agent d’artistes, il est devenu publicitaire puis conseiller politique et a développé une théorie, basée sur les acquis de la psychologie, visant à manipuler les masses. En comprenant que le pouvoir serait entre les mains
 de ceux qui sont capables d’influencer les choix des foules, Bernays a contribué à la croissance du capitalisme en défendant et encourageant une économie basée sur le développement du désir individuel. Vincent Hennebicq, agacé par le flux incessant d’informations qui nous aveugle et nous empêche souvent
 de respirer, de prendre l’élan et le recul nécessaires pour décrypter, analyser et comprendre en profondeur ce qui nous entoure, s’est intéressé à la figure d’Edward Bernays pour le rôle qu’il a joué dans la construction d’un monde où la croissance économique prime. Sur scène, Achille Ridolfi est Edward Bernays. Entre conférence, discours politique et spectacle de stand up, en confrontation directe avec le spectateur, il utilise les moyens du théâtre pour nous montrer le vrai visage de Bernays et le cynisme de ses manœuvres. Accessible, frais et direct, Propaganda ! traverse le siècle passé avec Bernays et ses compatriotes pour mieux questionner le présent, dévoilant certaines techniques de manipulation médiatique et les conséquences du développement des moyens de communication modernes sur nos indépendances et nos démocraties actuelles.
    Lieu
    Théâtre Les Tanneurs
    Rue des Tanneurs, 75
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-512.17.84
    Réservation : 02-512.17.84
    info@lestanneurs.be
    http://www.lestanneurs.be
  • ARIANE [ eu ] phonie - soundscape of a refugees Greek camp

    22.01.2019  >  02.02.2019

    • Théâtre
    En Crète, au milieu d’un camp de réfugiés, la figure d’une femme. La langue grecque lui permet de percer la toile de l’actualité tragique et de remonter aux récits ancestraux. Minos, légendaire roi de Crète, eut avec Pasiphaé, son épouse, une fille : Ariane. Un spectacle visuel pour écouter les pulsations du monde.

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    Les spectacles de Pietro Marullo, metteur en scène, chorégraphe et plasticien, sont des métaphores où les tensions du monde contemporain et les mythes fondateurs se chevauchent et s’expriment dans des formes qui hybrident les arts. Ainsi dans WRECK – List of extinct species, son dernier spectacle, il mélange l’art plastique, la création sonore et le mouvement, pour créer une puissante allégorie du naufrage. Dans cette nouvelle création - Ariane [eu]phonie -, Il nous fait voyager en Crête, ce berceau de l’humanité occidentale où les civilisations se croisèrent, cette île des mythes devenue aujourd’hui une « nouvelle Lampedusa ». Au milieu d’un camp de réfugiés, la figure d’une femme. La langue grecque qu’elle apprend aux étrangers lui permet de percer la toile de l’actualité tragique et de remonter aux récits ancestraux. Minos, fils de Zeus et d’Europe, légendaire roi de Crète, eut avec Pasiphaé, son épouse, une fille, Ariane. Celle-ci, éprise de Thésée et guidée par l’amour, l’aidera à tuer le Minotaure et à sortir du Labyrinthe. Les temporalités, les archétypes, les images se croisent et Pietro Marullo tisse une nouvelle vision de la scène. Il met au centre du Labyrinthe l’oreille humaine pour bousculer les limites de l’imaginaire et traverser le « dédale » humain. L’organe auditif où réside le sens de l’équilibre devient le lieu d’échos intimes et de la perception du monde pour interroger les frontières matérielles et immatérielles qui sans cesse s’érigent entre les hommes, les dieux et la terre. Que perçoivent les migrants – et nous - de ce mythe de la jeune Ariane symbolique d’une libération de la tyrannie et d’une mutation du monde ? Et cette femme leur apprenant le grec et cherchant à rester en équilibre dans une Crête décomposée à l’image du monde, s’adresse-t-elle, telle Ariane, aux forces divines et leur demande-t-elle : « Quand est-ce que vous, les dieux, vous nous laisserez vivre en paix, sans vous ? Aujourd’hui commence l’ère de la terreur, mon royaume est déjà fini, et je ne verrai pas naître l’île des femmes, et je ne verrai pas surgir la ville des hommes ? ».
    Lieu
    Théâtre Varia
    Rue du Sceptre, 78
    1050 Ixelles
    Tél : 02-640.82.58
    Réservation : 02-640.35.50
    reservation@varia.be
    http://www.varia.be
  • OUDER KIND

    24.01.2019  >  30.01.2019

    • Théâtre

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    Un garçon a grandi Avec des histoires Des histoires de son père  Un matin lumineux de janvier Il se tient Avec une feuille de papier tremblante  dans les mains À la porte du cabinet de travail de son père  Il frappe à la porte  Il entend un profond et paisible Oui  Et entre.    Quels mots s’imposent lorsque beaucoup de choses de valeur menacent de se perdre ? OUDER KIND est un dialogue sur les liens de sang et l’imagination. 
    Lieu
    KVS_Bol
    Rue de Laeken, 146
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-210.11.12
    Réservation : 02-210.11.12
    tickets@kvs.be
    http://www.kvs.be
  • Kirina

    29.01.2019  >  02.02.2019

    • Spectacle
    Après le succès de son précédent spectacle Kalakuta Republik – qui rendait hommage à Fela Kuti – Serge Aimé Coulibaly s’inspire cette fois d’une bataille fondatrice de l’Afrique de l’Ouest : Kirina est une épopée contemporaine puisant aux sources de l’Histoire et de la fiction. Sur scène, neuf danseurs, six musiciens, un parolier et quarante figurants incarnent le récit d’un peuple gorgé d’espoir et de révolte qui marche vers son avenir. Sur un livret de l’écrivain et économiste Felwine Sarr, avec la musique de l’immense chanteuse Rokia Traoré, Serge Aimé Coulibaly déploie un vocabulaire dansé qui s’appuie sur la violence intérieure et la fragilité. Aux confluences des grandes tragédies grecques autant que des mythes bibliques et africains, Kirina est le théâtre des batailles et des célébrations cathartiques, des sacrifices et des unions. Dans cette fresque où la danse est une marche et la marche est transformation, se met en mouvement un récit sans âge, à la symbolique païenne, qui évoque la nécessité de la migration.

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    Après le succès de son précédent spectacle Kalakuta Republik – qui rendait hommage à Fela Kuti – Serge Aimé Coulibaly s’inspire cette fois d’une bataille fondatrice de l’Afrique de l’Ouest : Kirina est une épopée contemporaine puisant aux sources de l’Histoire et de la fiction. Sur scène, neuf danseurs, six musiciens, un parolier et quarante figurants incarnent le récit d’un peuple gorgé d’espoir et de révolte qui marche vers son avenir. Sur un livret de l’écrivain et économiste Felwine Sarr, avec la musique de l’immense chanteuse Rokia Traoré, Serge Aimé Coulibaly déploie un vocabulaire dansé qui s’appuie sur la violence intérieure et la fragilité. Aux confluences des grandes tragédies grecques autant que des mythes bibliques et africains, Kirina est le théâtre des batailles et des célébrations cathartiques, des sacrifices et des unions. Dans cette fresque où la danse est une marche et la marche est transformation, se met en mouvement un récit sans âge, à la symbolique païenne, qui évoque la nécessité de la migration.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-203.53.03
    Réservation : 02-203.41.55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be
  • Begin the Beguine - Jan Lauwers & Needcompany

    29.01.2019  >  30.01.2019

    • Théâtre
    Deux hommes – tous deux en quelque sorte prisonniers – souhaitent se laisser aller une dernière fois. Begin the Beguine est le dernier texte qu’ait écrit le cinéaste culte John Cassavetes. Cette allégorie d’une noirceur absolue sur l’amour et la mort est restée plus de 25 ans au fond d’un tiroir des ayants droit de Cassavetes. Jusqu’à ce que la maison d’édition allemande S. Fischer Verlag a invité Jan Lauwers à assurer la mise en scène de ce chef-d’œuvre.

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    ‘If the dark is nothing but the absence of light, love is at least a crack of the door.’  Un appartement au bout d’un sentier qui donne sur la mer. La mer qu’on aperçoit à travers les fenêtres pourtant obscurcies. Deux hommes – tous deux en quelque sorte prisonniers de leur amitié et de leur vie – viennent de s’y installer. Ils souhaitent se laisser aller une dernière fois et font venir des femmes dans leur chambre à coucher sombre. Ils attendent et philosophent. L’un aspire à des relations sexuelles, l’autre à l’amour insaisissable. Begin the Beguine est le dernier texte qu’ait écrit le cinéaste culte John Cassavetes (A Woman Under the Influence, Faces, Husbands). Cette allégorie d’une noirceur absolue sur l’amour et la mort – intitulé d’après le morceau éponyme de Cole Porter – est restée plus de 25 ans au fond d’un tiroir des ayants droit de Cassavetes. Jusqu’à ce que la maison d’édition allemande S. Fischer Verlag a invité Jan Lauwers à assurer la mise en scène de ce chef-d’œuvre. Il a créé une première version en 2017 à Vienne. À présent suit une seconde version : les comédiens Gonzalo Cunill et Juan Navarro affrontent Romy Louise Lauwers et Inge Van Bruystegem.
    Lieu
    Kaaitheater
    square Sainctelette, 20
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-201.59.59
    Réservation : 02-201.59.59
    info@kaaitheater.be
    http://www.kaaitheater.be