Evénements du 29 janvier 2019

  • MacBeth

    17.01.2019  >  16.02.2019

    • Théâtre
    Rien n’a changé depuis Shakespeare : la soif de pouvoir entraîne inexorablement les êtres humains vers la part obscure de la force.

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    Monstre parmi les monstres. Macbeth n'est pas l’ombre, mais la nuit. Le mal n'y est pas relatif, mais absolu. La pièce nous plonge dans l'étroit abîme qui sépare le cauchemar de la réalité monstrueuse. Avec sa manière médiévale de s'approcher des forces obscures et irrationnelles et d'aborder l'énigme du meurtre de l'homme par l'homme et la culpabilité qui s'ensuit, Shakespeare convoque dans les ténèbres d'étranges et hideuses créatures - les hommes - toutes en proie à une maladie incurable et contagieuse. Celle de l'ambition criminelle et du pouvoir corrupteur. Car quand elle n'est pas encadrée par une conscience et une morale, l'ambition ne mène qu'à l'échec. Quant au pouvoir, tout le monde le sait, il échoit à ceux qui le désirent le plus. La fin justifiant les moyens... Puis une fois entre leurs mains... Pour notre troisième collaboration avec le Théâtre du Parc, après Un conte d'hiver et Un tailleur pour dames, nous avons été invités par Thierry Debroux (merci à lui) à nous attaquer à cette œuvre grandiose et pour le moins énigmatique du grand maître puisqu'en Angleterre elle a la réputation de porter malheur. Comme si le mal qui suinte de la pièce s'attaquait à qui tenterait de la cerner... Grandiose car il s'agit d'un « récit plein de bruit et de fureur » où il est question de pouvoir, d'ambition, de trahison, d'amour, qu'il y a des meurtres, un régicide, des guerres, du sang, beaucoup de sang, des chansons, un banquet, des forêts, un château, des orages et de la pluie, beaucoup de pluie (pour laver le sang), de la boue, des sorcières, des spectres, des assassins. Nous vous promettons tout cela. Nous vous proposerons, et toujours avec le souci de poser sur l'oeuvre un point de vue décalé qui nous permette de la faire résonner au présent, de lui faire perdre son statut de déjà vu pour en renouveler la perception, faire surgir des réponses neuves et imprévisibles aux résonances contemporaines afin de provoquer une nouvelle ouverture des sens auprès des spectateurs. Bref, avec le souci de faire du présent avec ce qui n'est pas d'aujourd'hui - un Macbeth qui sera de l'ordre de la performance, total, plein, éprouvant physiquement pour les acteurs qui, deux heures durant, lutteront contre les éléments (théâtraux ou non) déchaînés. Nous vous avions promis un Tailleur pour dames qui ne soit pas en costumes à carreaux. Nous avons tenu notre promesse. Nous vous promettons un Macbeth sans armure. Inutile de se poser la question de la pertinence de monter Macbeth aujourd'hui, véritable miroir de notre époque. Venez, trompons-les tous. Trompeur doit être le visage quand le cœur l’est. Georges LINI.
    Lieu
    Théâtre Royal du Parc
    Rue de la Loi, 3
    1000 Bruxelles
    Réservation : 02-505.30.30
    info@theatreduparc.be
    http://www.theatreduparc.be
  • Blizzard

    18.01.2019  >  31.01.2019

    • Théâtre
    Blizzard est un conte presque sans paroles inspiré par le Grand Nord et la culture inuite. Trois manipulateurs nous racontent un vagabondage, l’errance d’une marionnette dans des paysages mouvants, instables. Le collectif Une Tribu invente ici une forme en perpétuel déséquilibre qui invite à la contemplation et à la réflexion sur la relation entre l’Homme et la nature sauvage.

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    Nous venons de tout là-haut tout au nord. Là où il y a de la glace, du vent et du sable. Le vent nous refroidit et le sable nous protège. Le sable, nous, on en fait des murs, des remparts. Il empêche la mer de venir dévorer nos maisons. Nous allons vous raconter l’histoire de notre grand père. Il est né il y a très longtemps, dans un glaçon. Un jour, il a rencontré le roi de la nature, un ours qui vivait sous le sable. Il l’appelait « le Kimik ». Blizzard est un conte presque sans paroles inspiré par le Grand Nord et la culture inuite. Trois manipulateurs nous racontent un vagabondage, l’errance d’une marionnette dans des paysages mouvants, instables. Le collectif Une Tribu invente ici une forme en perpétuel déséquilibre qui invite à la contemplation et à la réflexion sur la relation entre l’Homme et la nature sauvage. Un spectacle pour tous dès 7 ans.
    Lieu
    Le boson
    Chaussée de Boondael, 361
    1050 Ixelles
    Tél : +32 471 32 86 87
    Réservation : +32 471 32 86 87
    reservations@leboson.be
    http://www.leboson.be
  • Silvio Pilato

    19.01.2019  >  09.02.2019

    • Exposition
    Exposition de gravures de l'artiste Silvio Pilato et de céramiques d'Adriana Pilato

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    L'artiste belge, d'origine sicilienne, Silvio Pilato est né à San Cataldo en 1955. Il a émigré à Bruxelles en 1969 avec ses parents et ses frères et sœurs. En 2003, après avoir exercé la carrière de mécanicien ajusteur, il se consacre, en autodidacte, à l'art du dessin et de la peinture. Il fréquente, ensuite, différentes académies et ateliers de peinture et de dessin afin d'acquérir la maîtrise de la technique de la peinture à l'huile, de la peinture acrylique et du dessin au crayon gras. Il découvre dans la peinture un épanouissement personnel qui transcende son quotidien. Cette passion qui se dégage de ses œuvres, il aime la partagé lors des salons d'ensemble auxquels il participe. Depuis quelques années, il s'intéresse au travail d'impression et s'essaye à différentes technique comme la linogravure, la pointe sèche ou l'eau forte. S'inspirant de photographies de magazines ou de ses propres clichés, il réalise différentes gravures qu'il superpose créant un jeu de vibrations, d'intensités et de mouvements. Ce sont ces recherches qu'il présentera à l'occasion de sa première exposition en solo. Dans ce cadre, Silvio Pilato accueille quelques céramiques réalisées par sa sœur Adriana Pilato, artiste multidisciplinaire
    Lieu
    Musée d'Art Spontané
    Rue de la Constitution, 27
    1030 Schaerbeek
    Tél : + 32 (0)2 426 84 04
    info@musee-art-spontane.be
    http://www.musee-art-spontane.be
  • Propaganda !

    22.01.2019  >  02.02.2019

    • Théâtre
    Vincent Hennebicq, agacé par le flux incessant d’informations qui nous aveugle et nous empêche souvent
 de respirer, de prendre l’élan et le recul nécessaires pour décrypter, analyser et comprendre en profondeur ce qui nous entoure, s’est intéressé à la figure d’Edward Bernays pour le rôle qu’il a joué dans la construction d’un monde où la croissance économique prime.

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    Edward Bernays, neveu de Sigmund Freud, a traversé le 20e siècle sans que l’on se souvienne de son nom, mais il a transformé le monde, dans l’ombre. D’abord producteur de théâtre et agent d’artistes, il est devenu publicitaire puis conseiller politique et a développé une théorie, basée sur les acquis de la psychologie, visant à manipuler les masses. En comprenant que le pouvoir serait entre les mains
 de ceux qui sont capables d’influencer les choix des foules, Bernays a contribué à la croissance du capitalisme en défendant et encourageant une économie basée sur le développement du désir individuel. Vincent Hennebicq, agacé par le flux incessant d’informations qui nous aveugle et nous empêche souvent
 de respirer, de prendre l’élan et le recul nécessaires pour décrypter, analyser et comprendre en profondeur ce qui nous entoure, s’est intéressé à la figure d’Edward Bernays pour le rôle qu’il a joué dans la construction d’un monde où la croissance économique prime. Sur scène, Achille Ridolfi est Edward Bernays. Entre conférence, discours politique et spectacle de stand up, en confrontation directe avec le spectateur, il utilise les moyens du théâtre pour nous montrer le vrai visage de Bernays et le cynisme de ses manœuvres. Accessible, frais et direct, Propaganda ! traverse le siècle passé avec Bernays et ses compatriotes pour mieux questionner le présent, dévoilant certaines techniques de manipulation médiatique et les conséquences du développement des moyens de communication modernes sur nos indépendances et nos démocraties actuelles.
    Lieu
    Théâtre Les Tanneurs
    Rue des Tanneurs, 75
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-512.17.84
    Réservation : 02-512.17.84
    info@lestanneurs.be
    http://www.lestanneurs.be
  • ARIANE [ eu ] phonie - soundscape of a refugees Greek camp

    22.01.2019  >  02.02.2019

    • Théâtre
    En Crète, au milieu d’un camp de réfugiés, la figure d’une femme. La langue grecque lui permet de percer la toile de l’actualité tragique et de remonter aux récits ancestraux. Minos, légendaire roi de Crète, eut avec Pasiphaé, son épouse, une fille : Ariane. Un spectacle visuel pour écouter les pulsations du monde.

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    Les spectacles de Pietro Marullo, metteur en scène, chorégraphe et plasticien, sont des métaphores où les tensions du monde contemporain et les mythes fondateurs se chevauchent et s’expriment dans des formes qui hybrident les arts. Ainsi dans WRECK – List of extinct species, son dernier spectacle, il mélange l’art plastique, la création sonore et le mouvement, pour créer une puissante allégorie du naufrage. Dans cette nouvelle création - Ariane [eu]phonie -, Il nous fait voyager en Crête, ce berceau de l’humanité occidentale où les civilisations se croisèrent, cette île des mythes devenue aujourd’hui une « nouvelle Lampedusa ». Au milieu d’un camp de réfugiés, la figure d’une femme. La langue grecque qu’elle apprend aux étrangers lui permet de percer la toile de l’actualité tragique et de remonter aux récits ancestraux. Minos, fils de Zeus et d’Europe, légendaire roi de Crète, eut avec Pasiphaé, son épouse, une fille, Ariane. Celle-ci, éprise de Thésée et guidée par l’amour, l’aidera à tuer le Minotaure et à sortir du Labyrinthe. Les temporalités, les archétypes, les images se croisent et Pietro Marullo tisse une nouvelle vision de la scène. Il met au centre du Labyrinthe l’oreille humaine pour bousculer les limites de l’imaginaire et traverser le « dédale » humain. L’organe auditif où réside le sens de l’équilibre devient le lieu d’échos intimes et de la perception du monde pour interroger les frontières matérielles et immatérielles qui sans cesse s’érigent entre les hommes, les dieux et la terre. Que perçoivent les migrants – et nous - de ce mythe de la jeune Ariane symbolique d’une libération de la tyrannie et d’une mutation du monde ? Et cette femme leur apprenant le grec et cherchant à rester en équilibre dans une Crête décomposée à l’image du monde, s’adresse-t-elle, telle Ariane, aux forces divines et leur demande-t-elle : « Quand est-ce que vous, les dieux, vous nous laisserez vivre en paix, sans vous ? Aujourd’hui commence l’ère de la terreur, mon royaume est déjà fini, et je ne verrai pas naître l’île des femmes, et je ne verrai pas surgir la ville des hommes ? ».
    Lieu
    Théâtre Varia
    Rue du Sceptre, 78
    1050 Ixelles
    Tél : 02-640.82.58
    Réservation : 02-640.35.50
    reservation@varia.be
    http://www.varia.be
  • one, two, many - Manon de Boer

    23.01.2019  >  19.05.2019

    • Exposition
    Le film one, two, many met en scène trois performances : une pièce pour flûte en respiration continue, un monologue, et quatre chanteurs devant un public.

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    Chaque partie traite à sa façon de l’espace existentiel de la voix. Partant chaque fois d’une nouvelle perspective audiovisuelle, la cinéaste met en scène le corps de l’individu, l’écoute de l’autre, et la recherche de la juste distance face à plusieurs voix dans un espace public. Présenté sur deux écrans à dOCUMENTA13 en 2012, one, two, many est montré ici pour la première fois sur trois écrans, comme conçu par Manon de Boer à l’origine. Manon de Boer a poursuivi son éducation artistique à l’Académie des Beaux-Arts de Rotterdam et à la Rijksakademie des Beaux-Arts d’Amsterdam. Utilisant la narration personnelle et l’interprétation musicale à la fois comme méthode et sujet, elle explore la relation entre le langage, le temps, et la revendication de certaines vérités pour produire une série de portraits filmés dans lesquels le support cinématographique est perpétuellement soumis à interrogations. Son travail a été montré internationalement dans les plus grands événements culturels, aux biennales de Venise (2007), Berlin (2008), São Paulo (2010) et Taipei (2016) ainsi qu’ à Documenta (2012). Ses films ont été présentés dans de nombreux festivals comme ceux d’Hong Kong, Marseille, Rotterdam et Vienne. Son oeuvre a fait l’objet d’expositions monographiques dans les institutions prestigieuses telles Witte de With à Rotterdam (2008), Frankfurter Kunstverein (2008), South London Gallery (2010), Contemporary Art Museum of St Louis (2011), Museum of Art Philadelphia (2012), Van Abbe Museum, NL (2013), Secession Vienna (2016) et Groundwork, GB (2018), parmi d’autres. Manon de Boer habite à Bruxelles. CINEMATEK, en plus de nous emmener depuis 80 ans dans une exploration quotidienne de l'histoire du cinéma, réfléchit à la position qu'il occupe dans sa relation avec les arts visuels et l'art contemporain. Dans ce désir de réfléchir aux croisements possibles des différentes pratiques, c'est naturellement qu’elle a accepté l'invitation de la Fondation KANAL à participer à la programmation du showroom. En dialogue avec Argos, Centre for Art and Media et en collaboration avec le Service du Cinema Experimental du Centre Pompidou, CINEMATEK présente un cinéma portatif, transportant avec elle sa collection et un projecteur. Avec au programme en boucle le cinéma des cinéastes d’aujourd’hui et des séances événementielles et labellisées Sweet 16, en hommage au 16MM. one, two, many, Manon de Boer, Belgique - 2012, Couleur - 21’ 38’’ - version anglaise
    Lieu
    Kanal - Centre Pompidou
    Quai des Péniches
    1000 Bruxelles
    http://www.kanal.brussels
  • Bureaux Fantômes

    23.01.2019  >  30.06.2019

    • Exposition
    Dans les anciens espaces de l’administration du garage Citroën, cette nouvelle exposition réunit des objets de design des collections du Mnam-Cci, Centre Pompidou ainsi que du musée du design à Bruxelles, le ADAM.

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    La collection design du Centre Pompidou couvre un vaste territoire de création. Sa richesse permet une lecture de l’histoire du design tout au long du XXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Elle dialogue ici avec la collection du ADAM, riche de la collection du Plasticarium, qui dévoile une histoire originale et singulière du design plastique. Cette exposition réunit plus de 70 designers à travers une douzaine d’espaces qui sont chacun autant de « scènes » où chaque bureau se donne comme une recréation ludique d’espaces imaginaires de travail. Cependant, le discours utilitariste a fait la place ici à des constellations d’objets qui répondent aux mécanismes d’association du rêve, à la nostalgie, au concept d’inutilité, d’anachronisme, empreints d’humour et de second degré. Bureau et Salon du Président, Bureau de la DRH, Local syndical, Salle informatique, Coworking, Bureau Fantôme, Bureau des Radicalités, Bureau des Interrogations ouvrent ainsi sur un « merveilleux surréaliste ». Au fonctionnalisme et à la standardisation des espaces, a fait place un parcours traversé par l’irrationnel, l’obsolète, les associations libres qui mettent en scène une histoire du design dans sa « ressemblance » au réel. Les bureaux ne sont ainsi que la « ressemblance » de bureaux, dans une sorte d’archéologie mentale, de mise en abyme d’un « mystère » au sens magrittien du terme. Les bureaux se donnent comme l’éloge de l’anti-design, dans une critique du fonctionnalisme. Ici le travail a fait place au sommeil, au jeu et à la réappropriation des objets. Ces bureaux fonctionnent ainsi par « affinités électives » ou faux-semblants, trompe-l’œil ou cadavres exquis. Designers et artistes: ARCHIZOOM, RON ARAD, GAE AULENTI, MARTINE BEDIN, PIEKE BERGMANS, MARC BERTHIER, HARRY BERTOIA, OSVLADO BORSANI ET EUGENIO GERLI, MARCEL BROODTHAERS, ACHILLE ET PIER GIACOMO CASTIGLIONI, CENTRO PROGETTITECNO, JOE COLOMBO, HANS CORAY, MATALI CRASSET, ROBIN DAY, GUIDO DROCCO & FRANCO MELLO, ALAIN GILLES, PATRICK GINGEMBRE, HARTMUT H. ESSLINGER, PAUL FACCHETTI, JEAN-CLAUDE FARHI, HERVÉ FISCHER, PIERO GATTI, CESARE PAOLINI ET FRANCO TEODORO, WILLY GUHL, VITTORIO INTROINI, JONATHAN IVE, KINETURA, REED KRAM, YONEL LEBOVICI, ROLF LIEBERMANN, RAYMOND LOEWY, MICHELE DE LUCCHI, ROBERTO LUCCI ET PAOLO ORLANDINI, ROBERT MALLET-STEVENS, ENZO MARI, INGO MAURER, ALESSANDRO MENDINI, OLIVIER MOURGUE, MULLER VAN SEVEREN, NENDO (OKI SATO), NICOLA L., NORMAL STUDIO, ELIOT NOYES, PIERRE PAULIN, GAETANO PESCE, QUASAR, PHILIPPE RAHM, BERNARD RANCILLAC, GINO SARFATI, ETTORE SOTTSASS, PIERLUIGI SPADOLINI, STUDIO 65, STUDIO GGSV, SUPERSTUDIO, PHILIPPE STARCK, MARTIN SZÉKELY, LARS TUNBJÖRK, MAARTEN VAN SEVEREN, WOODY VASULKA, MARCEL WANDERS, CLEMENS WEISSHAAR.
    Lieu
    Kanal - Centre Pompidou
    Quai des Péniches
    1000 Bruxelles
    http://www.kanal.brussels
  • De Simples Constructions

    23.01.2019  >  30.06.2019

    • Exposition
    L’idée de construction traverse l’histoire de la sculpture moderne depuis le début du XXe siècle.

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    Cherchant à échapper à la représentation et à affirmer l’autonomie de la forme plastique, de nombreux sculpteurs produisent des œuvres ne donnant à voir rien d’autre que leur structure – conçue pour être lisible - et leurs matériaux – généralement manufacturés, pour éviter l’expressivité du travail à la main. Le constructivisme, qui émerge en Russie à la fin des années 1910, se constitue selon ces principes fondamentaux : les frères Stenberg, fascinés par les schémas techniques, proposent des constructions évoquant l’ingénierie civile. Après-guerre, cette tradition est reprise par les tenants de l’art cinétique - notamment les artistes du GRAV (Groupe de recherche en arts visuels) - dont leurs œuvres sont engendrées selon des formules mathématiques laissant parfois place au hasard. Les tenants d’un art minimal comme Carl Andre, Dan Flavin, Sol Lewitt ou Larry Bell développent à leur tour une grammaire s’appuyant sur des matériaux industriels (néon, plexiglas, acier) et des procédés de construction dont la simplicité de conception les rend immédiatement intelligibles. Dépouillée de toute intervention manuelle, avec pour tout propos celui de montrer qu’elle ne cache rien, la sculpture s’appréhende désormais à l’échelle de l’espace qui l’entoure et qu’elle permet de délimiter. Toujours vivace, cet héritage est aujourd’hui renouvelé par de nombreux artistes à l’instar d’Haegue Yang.
    Lieu
    Kanal - Centre Pompidou
    Quai des Péniches
    1000 Bruxelles
    http://www.kanal.brussels
  • The Super-8 Trilogy - Ericka Beckman

    23.01.2019  >  19.05.2019

    • Exposition
    Invitée à présenter son travail pour la première fois à KANAL – Centre Pompidou, l'artiste américaine Ericka Beckman (née en 1951) investit un étage entier du Showrrom de KANAL avec The Super-8 Trilogy.

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    Réalisée entre 1978 et 1981, cette trilogie, inspirée par la lecture du psychologue et épistémologue suisse Jean Piaget (1896-1980), s’apparente à une lecture enchantée et critique des modes d’apprentissage du savoir. Exposée à cette occasion sous la forme d'une installation débordant le cadre de l’écran de projection, cette nouvelle configuration retourne l’espace d’exposition à la manière d’un environnement ludique parsemé d’éléments de décor et rythmé par le jeu des lumières colorées. Faisant écho à la thématique de l'identité et de l'altérité, l'artiste interroge ici les résonances du jeu dans les diverses constructions sociales et psychologiques des sociétés occidentales post-industrielles. Elle en détourne les formes de productions culturelles populaires et technologiques pour les instituer en principes esthétiques d’une œuvre à la fois critique et ludique. Traversées par la culture post-punk et le structuralisme, ces œuvres, comme le remarque Jim Hoberman, apparaissent comme « des cartoons primitifs, des allégories énigmatiques, dynamiques, porteuses de violence comique, d'imagerie sexuelle, de jeux perceptuels et d'effets optiques ingénieux ». Films expérimentaux parmi les plus originaux du mouvement qualifié de « Pictures Generation », synthèse des scènes contemporaines new‐yorkaise et californienne, ils construisent un univers d’une originalité radicale, à croisée de l’esthétique du jeu, de la culture des sports télévisés et du genre de la comédie musicale.
    Lieu
    Kanal - Centre Pompidou
    Quai des Péniches
    1000 Bruxelles
    http://www.kanal.brussels
  • Miscellaneous Folies

    23.01.2019  >  29.04.2019

    • Exposition
    Monstres, ruines, temples sont autant de figures pour penser l’architecture actuelle. Son rapport au paysage, son économie. Les folies sont des dispositifs de considération de territoires, de situations et d’examen de la discipline architecturale.

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    Ces petits bâtiments « sexy qui ne sont pas encombrés par des questions de plomberies »* expérimentent des styles, des savoir-faire, des théories. Groupées au sein d’un paysage commun, les folies formulent des ailleurs possibles. On y jubile d’identités fugaces : ermites d’un jour dans la cabane, nomades sous la tente immobile, conquérants sur le belvédère, animés par le temple de l’amour. L’exposition inaugure la collection de ces dispositifs, recueillis en Europe, au Japon et aux Etats-Unis. Terriblement sophistiquées ou exagérément sommaires, les folies sont totalement inutiles, mais tellement nécessaires. Elles fédèrent. Elles intensifient. Miscellaneous Folies souhaite déployer l’enthousiasme prospectif des folies, pour échapper un temps des turpitudes du monde et mettre en forme des manières de l’habiter. * entretien avec B.J. Archer, NYC, Juin 2018
    Lieu
    Kanal - Centre Pompidou
    Quai des Péniches
    1000 Bruxelles
    http://www.kanal.brussels