Evénements du 7 octobre 2018

  • Histories of a Picture to Come

    23.09.2018  >  23.12.2018

    • Exposition
    Histories of a Picture to Come est
 la première d’une série d’expositions réalisées avec des œuvres de la collection d’Argos qui explore la dialectique entre images photographiques et animées.

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    Parmi les déclarations les plus sarcastiques et citées de Marx, il y a
celle que où il raconte que si Hegel avait remarqué que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois, Hegel oubliait de dire que l’histoire arrive la première fois en tant que tragédie et la seconde fois en tant que farce. Difficile de savoir aujourd’hui si l’histoire avance de façon linéaire et si c’est le cas, vers où elle va précisément. Mais l’on peut affirmer que les événements historiques marquants
du siècle dernier sont arrivés deux fois: une première fois en tant que tragédie, puis une seconde fois dans la façon dont ceux-ci sont représentés. Invariablement, ce même cycle se réitère. Grâce aux médias de masse – depuis la presse écrite, radio et TV jusqu’au web – leurs comptes rendus ont rencontré durant le vingtième siècle une audience toujours plus large. Parmi les déclarations les plus sarcastiques et citées de Marx, il y a
celle que où il raconte que si Hegel avait remarqué que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois, Hegel oubliait de dire que l’histoire arrive la première fois en tant que tragédie et la seconde fois en tant que farce. Difficile de savoir aujourd’hui si l’histoire avance de façon linéaire et si c’est le cas, vers où elle va précisément. Mais l’on peut affirmer que les événements historiques marquants
du siècle dernier sont arrivés deux fois: une première fois en tant que tragédie, puis une seconde fois dans la façon dont ceux-ci sont représentés. Invariablement, ce même cycle se réitère. Grâce aux médias de masse – depuis la presse écrite, radio et TV jusqu’au web – leurs comptes rendus ont rencontré durant le vingtième siècle une audience toujours plus large. Histories of a Picture to Come est
 la première d’une série d’expositions réalisées avec des œuvres de la collection d’Argos qui explore la dialectique entre images photographiques et animées. Cette exposition examine comment
des événements historiques sont
relatés, représentés et documentés.
Les expériences intimes, personnelles accompagnent la Grande Histoire. Différentes narrations possibles viennent en brouiller les faits. Des documents sont confrontés aux pratiques esthétiques, à ce que les photographies ont d’insaisissable pour relater ce qui s’est passé. L’objectif poursuivi n’est pas d’en établir une quelconque hiérarchie ou inventaire,
ni d’élaborer une histoire des massacres du XXe siècle ; mais d’investiguer les manières dont les artistes contemporains ont mené leur réflexion sur notre
passé récent.
    Lieu
    ARGOS, Centre for Art & Media
    Rue du Chantier, 13
    1000 Bruxelles
    Tél : +00 32 (0)2 229 00 03
    Réservation : +00 32 (0)2 229 00 03
    info@argosarts.org
    http://www.argosarts.org
  • School’s Out

    23.09.2018  >  28.10.2018

    • Exposition
    Des fictions et films d’animation palpitants aux documentaires de création: venez découvrir les réalisateurs belges de demain dans notre Black Box !

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    Chaque année dans nos écoles belges, des étudiants en cinéma réalisent des œuvres
de grande facture. Ces courts ou moyens-métrages restent malheureusement trop peu montrés au public. Aussi en 2018, Argos entend y remédier. Après notre pause estivale, nous présenterons une importante sélection de ces perles récentes. Des fictions et films d’animation palpitants aux documentaires de création: venez découvrir les réalisateurs belges de demain dans notre Black Box ! Avec des oeuvres de Milou Abel, Zaïde Bil, Marine Boey & Fred Meeuwens, Justine Cappelle, Thomas Licata, Frederike Nickel, Amber Van Acker en Myrthe Vinck.
    Lieu
    ARGOS, Centre for Art & Media
    Rue du Chantier, 13
    1000 Bruxelles
    Tél : +00 32 (0)2 229 00 03
    Réservation : +00 32 (0)2 229 00 03
    info@argosarts.org
    http://www.argosarts.org
  • Teresa Cos - ’The Measure of Disorder’

    23.09.2018  >  23.12.2018

    • Exposition
    Dans l'exposition, l'artiste recompose de manière non linéaire le dernier voyage de Boltzmann, de Vienne à la «Riviera autrichienne» traversant les Alpes et les territoires de l'Empire austro-hongrois à la fin du XIXe siècle.

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    Avec sa nouvelle vidéo à double écran et installation sonore, Teresa Cos (°1982 Italie, vit et travaille à Bruxelles et Londres) reparcourt les traces de Ludwig Boltzmann, scientifique autrichien (1844 - 1906). Ce dernier est célèbre autant pour ses découvertes révolutionnaires autour du phénomène d’entropie que pour son suicide dramatique dans le petit village de Duino, non loin de la côte adriatique de Trieste – région où Cos a grandi. Dans l'exposition, l'artiste recompose de manière non linéaire le dernier voyage de Boltzmann, de Vienne à la «Riviera autrichienne» traversant les Alpes et les territoires de l'Empire austro-hongrois à la fin du XIXe siècle. Elle dispose une à une ses images sur une bande-son incantatoire avec des voix déformées. Jouant avec les conventions du cinéma, elle mêle le quotidien anecdotique et personnel aux grands mouvements socio-politiques sociétaux. The Measure of Disorder propose ainsi une réflexion sur la perception humaine du concept de temps, la mémoire et l’(ir) réversibilité des faits et évènements. L’œuvre de Teresa Cos – mêlant images arrêtées et animées, son et musique - explore la condition humaine en tant que négociation sans fin entre subjectivités individuelles et collectivités mondiales.
    Lieu
    ARGOS, Centre for Art & Media
    Rue du Chantier, 13
    1000 Bruxelles
    Tél : +00 32 (0)2 229 00 03
    Réservation : +00 32 (0)2 229 00 03
    info@argosarts.org
    http://www.argosarts.org
  • Projections migrantes

    24.09.2018  >  19.11.2018

    • Cinéma
    La Tricoterie consacre, lors de ce semestre, plusieurs activités en rapport avec la problématique migratoire. À l'occasion de trois lundis, une projection sera organisée dans la salle des Arches.

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    >> Le lundi 24 septembre, ' Une si longue histoire ' de Roger Beeckmans Un film sur six enfants et adolescents demandeurs d'asile en Belgique (ceux que l'on appelle les Mena). Roger Beeckmans, le réalisateur, crée un climat de proximité pour les écouter, vérifier leurs récits auprès de ceux qui les accompagnent. Pour les enregistrer, il faut trouver la bonne distance, instaurer la confiance. c'Est la force des films de Roger Beeckmans et leur richesse : ce fil ténu qui se tend en essayant de se dérober, se retrouve et se renoue grâce à la parole. >> Le lundi 22 octobre, ' Je n'aime plus la mer ' d'Idriss Gabel Les enfants viennent d'Afghanistan, d'Erythrée, d'Irak ou de Syrie, et ont un point commun : ils ont fui la guerre, la persécution ou des situations d'extrême pauvreté. Ils racontent surtout, chacun à leur tour, comment le trajet vers la Belgique s'est déroulé car, sous la protection de leurs parents, ils ont peu d'informations détaillées sur les raisons de leur départ. On retrouve souvent dans leur récit un départ violent, dans la nuit, une angoisse qui ne les quitte jamais, des traversées périlleuses, des pleurs et des cris ininterrompus et, pour certains, des pertes de proches. >> Le lundi 19 novembre, ' Kalès ' de Laurent Van Lancker – Filmer À Tout Prix on Tour partageant le quotidien des migrants durant de nombreuses visites sur toute la durée de la ' jungle ' et proposant une approche souvent participative (images et récits en partie produits par les migrants), le réalisateur Laurent Van Lancker propose un film à la fois politique et poétique qui livre un regard intérieur et inhabituel sur la faculté d'adaptation et la vie sociale des migrants. (avec le soutien du Gsara asbl) Chaque projection sera suivie d'une intervention, par le réalisateur ou par un acteur, le public pourra ainsi poser des questions et se retrouver pour échanger. >> Infos et réservations via : reservations@tricoterie.be
    Lieu
    La Tricoterie - Fabrique de liens
    Rue Théodore Verhaegen, 158
    1060 Saint-Gilles
    Tél : + 32 (0)2 537 96 69
    joelle@tricoterie.be
    http://www.tricoterie.be
  • Sylvia

    25.09.2018  >  12.10.2018

    • Théâtre
    « Je gagne ma liberté en rognant sur mes heures de sommeil ». Cette citation de Sylvia Plath résume bien la pensée et le conflit intérieur de cette poétesse américaine des années 50 et 60. Figure de proue d’un féminisme plus poétique qu’engagé, Sylvia Plath se débattra toute sa vie entre son désir de correspondre au rêve américain (épouse et mère parfaite) et son besoin irrépressible d’écrire. Une contradiction profonde qui la mènera à la tombe. Cette vie complexe est consignée dans un journal intime. On y découvre sa vie de jeune fille et une première tentative de suicide à l’âge de 20 ans. Elle en tirera un roman The Bell Jar – La cloche de détresse en 1963. La réalité ne tardera pas à rattraper la fiction puisque la même année, Sylvia Plath se donne la mort. Comme si la mise en scène de sa dépression l’avait poussée à commettre l’acte ultime. Pour se pencher sur cette voix féminine qui n’est pas sans rappeler Virginia Woolf, Fabrice Murgia conçoit un opéra pop original pour une chanteuse et quinze femmes, mis en musique par la pianiste et auteure-compositrice belge An Pierlé accompagnée de son Quartet. Sur scène, un plateau de tournage révèle à la fois un film en cours de réalisation et ses coulisses. Une création à la lisière du théâtre et du cinéma.

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    « Je gagne ma liberté en rognant sur mes heures de sommeil ». Cette citation de Sylvia Plath résume bien la pensée et le conflit intérieur de cette poétesse américaine des années 50 et 60. Figure de proue d’un féminisme plus poétique qu’engagé, Sylvia Plath se débattra toute sa vie entre son désir de correspondre au rêve américain (épouse et mère parfaite) et son besoin irrépressible d’écrire. Une contradiction profonde qui la mènera à la tombe. Cette vie complexe est consignée dans un journal intime. On y découvre sa vie de jeune fille et une première tentative de suicide à l’âge de 20 ans. Elle en tirera un roman The Bell Jar – La cloche de détresse en 1963. La réalité ne tardera pas à rattraper la fiction puisque la même année, Sylvia Plath se donne la mort. Comme si la mise en scène de sa dépression l’avait poussée à commettre l’acte ultime. Pour se pencher sur cette voix féminine qui n’est pas sans rappeler Virginia Woolf, Fabrice Murgia conçoit un opéra pop original pour une chanteuse et quinze femmes, mis en musique par la pianiste et auteure-compositrice belge An Pierlé accompagnée de son Quartet. Sur scène, un plateau de tournage révèle à la fois un film en cours de réalisation et ses coulisses. Une création à la lisière du théâtre et du cinéma.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-203.53.03
    Réservation : 02-203.41.55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be
  • L’Homme qui mangea le monde

    25.09.2018  >  13.10.2018

    • Théâtre
    Le Poche renoue ici avec le théâtre sociétal de Georges Lini, cet artiste entier et enflammé, organique et enflammé, qui y a écrit quelques-unes de ses plus belles pages: Trainspotting de Irvine Welsh ou le Colonel Oiseau de Hristo Boytchev comme comédien ; L’Ouest solitaire de Martin McDonagh, La Cuisine d’Elvis de Lee Hall notamment comme metteur en scène.

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    Un homme de 35 ans, dents longues, belle bagnole et beau costume, doit subitement s’occuper de son père qui perd la tête. Et peu à peu, tout lui échappe : travail, femme, enfants, amis… Pour un homme qui a l’habitude de tout contrôler, tout devient flou : notamment la frontière entre sa propre responsabilité et les injustices qu’il subit ou croit subir. Il est à deux doigts du burnout. On est amis, on devrait se poser ensemble au bord de ce lac merdique et pouvoir un instant se retirer du monde et de son gigantesque tas de merde. S'en défaire pour un instant. Un tout petit instant, juste décrocher. Un tout petit moment... décrocher. Comment endiguer la chute ? Nis-Momme Stockmann dépeint une génération touchée par une profonde crise de sens et dont l’identité se fissure de toutes parts. Il questionne nos vies et la quête du bonheur dans des sociétés où il faut abattre l’autre et « manger le monde » sous peine de disparaître… Un texte qui finalement met en scène des naufragés de l'existence, dans lesquels, parfois, nous pourrions bien nous reconnaitre.
    Lieu
    Théâtre de Poche
    Chemin du Gymnase, 1 A
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-649.17.27
    Réservation : 02-649.17.27
    http://www.poche.be
  • The boat

    25.09.2018  >  14.10.2018

    • Exposition
    L’artiste syrien Abdalla Al Omari propose une oeuvre évolutive dans laquelle il représente les grands leaders mondiaux sous les traits de réfugiés. A l'occasion de son exposition au Théâtre National, il peindra en direct un visage connu de la politique belge pour compléter sa toile.

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    Le Bateau est une œuvre qui évolue, au fil des fluctuations de la gouvernance et des problèmes qui se perpétuent. Le Bateau fait partie de la Série de la vulnérabilité, projet d’envergure internationale de l’artiste visuel Abdalla Al Omari, dans lequel il représente des hommes politiques du monde entier sous les traits de réfugiés, bousculant ainsi les notions de vulnérabilité et de pouvoir. En figurant ces hommes politiques embarqués ensemble sur un précaire bateau de bois, comme des réfugiés en quête d’un avenir meilleur, il attire l’attention sur le partage des responsabilités dans l’état du monde. Cette peinture peut être considérée comme une œuvre qui évolue, au fil des fluctuations de la gouvernance et des problèmes qui se perpétuent. On y découvre les visages de Xi Jinping, Trump, Obama, Merkel, Macron, Orban, Assad, May, Kim Jong Un, Cameron, Poutine, Modi, ou encore du roi Salman et d’Ali Khameini. Souvent provocants, les rapprochements suggérés entre les dirigeants mettent en question avec ironie leurs relations actuelles.
    Lieu
    Théâtre National Wallonie-Bruxelles
    Boulevard Emile Jacqmain, 111
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-203.53.03
    Réservation : 02-203.41.55
    info@theatrenational.be
    http://www.theatrenational.be
  • Graines de résistance : Le futur a-t-il besoin de nous ?

    26.09.2018  >  12.01.2019

    • Cours, Stages et Ateliers
    Autrefois, selon les mythes grecs, les voisins d’en haut étaient éternels. Ceux d’en bas idiots. Les hommes vivaient à l’étage du milieu, mortels comme les animaux, mais intelligents comme des dieux grâce à Prométhée, le voleur de feu. Certains nous prédisent une révolution technoscientifique inévitable. Elle mettrait « l’homme-machine » à la place des dieux.

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    Autrefois, selon les mythes grecs, les voisins d’en haut étaient éternels. Ceux d’en bas idiots. Les hommes vivaient à l’étage du milieu, mortels comme les animaux, mais intelligents comme des dieux grâce à Prométhée, le voleur de feu. Certains nous prédisent une révolution technoscientifique inévitable. Elle mettrait « l’homme-machine » à la place des dieux. D’où l’éternité : ni vieillesse, ni souffrance, ni mort. Nouveau mythe, étrange projet démiurgique. Comment protéger l’humain ? Qui nous vend l’excellence de ce paradis technologique ? Pourquoi ? Qui décidera de confier son âme à une clé USB ? Aujourd’hui déjà, les algorithmes, partout présents, s’imposent silencieusement avec pour seuls buts la rentabilité, l’exploitation, la concurrence... Indignez-vous, rêvez généreusement Graines de résistance vous invite à laisser respirer le futur en l’écrivant. Venez résister au « tout numérique », avec vos plumes et vos mots. 6 séances et des formes brèves pour explorer un futur inconnu. Au choix : fable, chanson, poème, portrait, etc. Consignes à deux voix ; écoute bienveillante, lecture« écho ». Nous ouvrirons ensemble l’encrier des écrivains, poètes, chanteurs révoltés par les injustices, les abus et aberrations humaines. Ils/elles font bien plus qu’une bibliothèque de salut public : une mémoire active de l’émancipation sociale.
    Lieu
    La Maison du Livre
    Rue de Rome, 24 28
    1060 Saint-Gilles
    Tél : + 32 (0)2 543 12 20
    info@lamaisondulivre.be
    http://www.lamaisondulivre.be
  • Bruxelles novembre 1918. De la guerre à la paix ?

    26.09.2018  >  06.01.2019

    • Exposition
    À travers des photographies et des documents historiques ainsi que des films d’archives, l’exposition nous plonge dans le Bruxelles tourmenté de 1918.

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    Le 11 novembre 1918 marque la fin de la Grande Guerre. Pour Bruxelles s’achève une occupation qui aura duré près de cinquante mois. Comment les Bruxellois ont-ils vécu la fin du conflit et quels sont les enjeux majeurs auxquels ils ont été confrontés pendant cette période? À travers des photographies et des documents historiques ainsi que des films d’archives, l’exposition trilingue - français, néerlandais, anglais - nous plonge dans le Bruxelles tourmenté de 1918, confronté à des problèmes sanitaires, à l’accueil des réfugiés et bientôt au retour des combattants et des exilés. Novembre 1918 est l’heure d’une aube nouvelle où l’on célèbre avant tout la victoire bien plus que la paix. C’est aussi l’annonce de l’instauration du suffrage universel masculin et de réformes sociales, l’espérance de lendemains meilleurs. Cette exposition est réalisée par le CegeSoma/Archives de l'Etat dans le cadre des commémorations du 100ème anniversaire de la Grande Guerre. Possibilités de visite: Visiteurs individuels: visite libre dans les heures d'ouverture du musée Familles: un livret de jeux pour les enfants de 8 à 12 ans est disponible (1€/enfant - sans réservation) Visites de groupe sur réservation Visites guidées sur demande Visites de classe et dossier pédagogique Workshop '1918...et après' pour les classes
    Lieu
    musée BELvue
    Place des Palais, 7
    1000 Bruxelles
    Tél : +00 32 2 500 45 54
    Réservation : +00 32 2 500 45 54
    info@belvue.be
    http://www.belvue.be
  • Lutte des classes

    26.09.2018  >  20.10.2018

    • Théâtre
    « Pour se sentir supérieur à un interlocuteur quelconque, il faut se l’imaginer nu, si possible assis sur la cuvette des chiottes. »

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    Il y a Marinella et Nicola, tous deux rivés à des conversations de deux minutes et quarante secondes, pas une de plus, dans un call center. Tous les deux enfilent les « allo-en-quoi-puis-je-vous-être- utile » pour 85 cents l’appel. Marinella travaille le jour et dort la nuit. Son travail précaire, elle le compare à vivre avec une bombe à retardement en poche dont on finit par oublier le tic-tac, mais l’inquiétude des lendemains incertains ronge le sommeil. Gamine, Marina rêvait de devenir pape mais faute d’un bout de viande entre les jambes, elle prend conscience de l’inégalité des sexes. Nicola, qui a un frère qui dit les mots à l’envers, prend les coups de fil comme on cueille les tomates. Un travail à la pièce, en somme, mais ce mot est interdit en Italie. La boîte préfère le terme d’ « appel à contact utile ». Alors Nicola dit qu’il passe à travers les murs, le jour où il le fera pour de vrai, ce sera le jour de la révolution. L’écriture d’Ascanio Celestini saisit la vie des précaires, des dites minorités et laisse une part à l’imaginaire, de quoi se prendre à rêver d’échapper à quelque assignement. Lutte des classes, ce sont des histoires qui s’entremêlent, qui parlent des petites révoltes quotidiennes, faute de grand soir, les contrats de travail avec date de péremption, le centre commercial pour des barbies en chair et en os, les hommes qui laissent ou pas leurs zizis au placard, la place des femmes et leurs petites culottes... Un art du récit si savoureux qu’on ne peut qu’être emporté.
    Lieu
    Théâtre des Martyrs
    Place des Martyrs, 22
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-223.32.08
    Réservation : 02 223 32 08
    billetterie@theatre-martyrs.be
    http://www.theatre-martyrs.be