Evénements du 6 octobre 2017

  • Macbeth

    01.09.2017  >  14.10.2017

    • Théâtre
    Entre raison et folie, plus il se démènera pour se libérer, plus les liens se resserreront. À travers ce récit magique et tragique, Shakespeare nous plonge dans un bas Moyen Âge très violent qui tend un miroir à notre siècle.

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    Poussé par l’ambition dévorante de sa femme et par la prophétie des trois sorcières, Macbeth, chef des armées, orchestre massacres et assassinats pour se hisser sur le trône d’Ecosse, mettant ainsi en marche le mécanisme shakespearien qui signe à la fois la gloire et la perte des puissants : il montera sur le trône mais se fera prendre dans la toile ; de son avidité, ses cauchemars, ses trahisons. Entre raison et folie, plus il se démènera pour se libérer, plus les liens se resserreront. À travers ce récit magique et tragique, Shakespeare nous plonge dans un bas Moyen Âge très violent qui tend un miroir à notre siècle. Dans cette nouvelle adaptation, la tragédie se joue dans un huis clos feutré, dangereux, morbide et sensuel. Le château se fait hôtel et la tour ascenseur. La peur transpire du verbe, la violence suinte des corps et l’ambition reste inassouvie… Shakespeare, une fois encore, dévoile les forces obscures et la nature violemment compulsive des humains confrontés aux illusions corruptrices de l’avoir, du savoir et du pouvoir. Une claustration cotonneuse aux effluves sataniques à l’instar d’un « Rosemary’s Baby » qui n’empêchera pas le rire. Ce sera drôle parce que concocté dans le chaudron de nos pires noirceurs. Alors rire, ça libère. Shakespeare, éternellement. UNE COPRODUCTION DU THÉÂTRE LE PUBLIC, DU THÉÂTRE DE L’ORANGERIE ET DE LA NEW HELVETIC SHAKESPEARE COMPANY. AVEC LE SOUTIEN DU TAX SHELTER DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL BELGE. Photo © Saskia Vanderstichele.
    Lieu
    Le Public
    Rue Braemt, 64 70
    1210 Saint-Josse-Ten-Noode
    Tél : 0800-944.44
    Réservation : 0800-944.44
    contact@theatrelepublic.be
    http://www.theatrelepublic.be
  • Tuyauterie

    05.09.2017  >  21.10.2017

    • Théâtre
    Après avoir joué ensemble dans « Promenade de santé » de Nicolas Bedos puis dans « Maris et femmes » de Woody Allen, les amuseurs amoureux, les trublions de la plomberie sont de retour !

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    Après avoir joué ensemble dans « Promenade de santé » de Nicolas Bedos puis dans « Maris et femmes » de Woody Allen, les amuseurs amoureux, les trublions de la plomberie sont de retour ! Ayant joué à bureaux fermés la saison passée, Tania Garbarski et Charlie Dupont remettent le couvert dans cette comédie sensuelle et attachante, qui se joue d’un cliché à la dent dure, universel et éternel : le plombier est le fantasme de toute bonne ménagère qui se respecte ! Ça commence… comment dire… comme une scène classique d’un certain genre de film pour adultes, vous voyez ? Un plombier a terminé son travail et sa cliente veut le payer « en nature ». Le plombier ne dit pas non, qui l’eût cru ! Mais avant de recevoir son dû, il veut qu’elle réponde à une question : « Pourquoi ? ». Et alors, très logiquement, ils se mettent à parler de Dieu, de clé Allen, de divorce, de la vie envisagée comme un échec absolu… enfin bref, vous savez, de toutes ces choses dont on parle, que ce soit dans la vie ou dans un film porno... L’écriture de Philippe Blasband, (« Une liaison pornographique », « Irina Palm ») d’un érotisme gentiment ironique, fait ici merveille, nous dessine un sourire sur le visage et continue de nous surprendre… en douceur ! UNE PRODUCTION DU THÉÂTRE LE PUBLIC. Photo © Marianne Grimont
    Lieu
    Le Public
    Rue Braemt, 64 70
    1210 Saint-Josse-Ten-Noode
    Tél : 0800-944.44
    Réservation : 0800-944.44
    contact@theatrelepublic.be
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  • Vous avez dit Broadway ?

    06.09.2017  >  21.10.2017

    • Théâtre
    Do you want to sing in Saint-Josse ? L’histoire de la Comédie Musicale est foisonnante, elle plonge ses racines dans la grande Histoire de la société américaine du 18ème pour arriver jusqu’à nous.

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    Do you want to sing in Saint-Josse ? L’histoire de la Comédie Musicale est foisonnante, elle plonge ses racines dans la grande Histoire de la société américaine du 18ème pour arriver jusqu’à nous. Antoine Guillaume, passionné/passionnant, raconte et chante les premiers pas, les grands moments, tous les courants et les étapes majeures de cet art dit « mineur ». Parce qu’à toutes les époques, cette grande soeur du Music-Hall, sous ses dehors d’entertainment a souvent dit en chansons ce qui n’était plus audible sans musique. Elle illumine les périodes sombres et fait la nique au climat, en dansant dans les flaques sous un parapluie, par tempête et grand vent, en attendant qu’il tourne ! Avec Julie Delbart, sa complice et formidable pianiste, sous le regard du metteur en scène de « Cabaret », Antoine vous fera chavirer tant il possède l’art et la manière pour nous entrainer à sa suite dans les coulisses de « Hair », les dessous de « Cats », les anecdotes de « Fame », les succès usurpés, les vrais chefs-d’œuvre… Sur les traces de Julie Andrews et Gene Kelly, redécouvrez ces airs qui nous habitent. Promis, ça vous donnera l’envie de chanter ! « Vous avez dit Broadway ? »... ce sont des retrouvailles. Ça va swinguer à la rentrée ! Le samedi 7 octobre, Antoine Guillaume sera l'Invité du Public. > Plus d'info sur www.theatrelepublic.be. UNE PRODUCTION DU THÉÂTRE LE PUBLIC.AVEC LE SOUTIEN DU TAX SHELTER DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL BELGE. Photo © Saskia Vanderstichele
    Lieu
    Le Public
    Rue Braemt, 64 70
    1210 Saint-Josse-Ten-Noode
    Tél : 0800-944.44
    Réservation : 0800-944.44
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  • Botala Mindele

    12.09.2017  >  14.10.2017

    • Théâtre
    Après Occident, Frédéric Dussenne revient à l’écriture impitoyable de Rémi De Vos qui nous livre un huis clos tropical cauchemardesque sur fond de néo-colonialisme en pleine débandade. Derrière cette farce aux dialogues cinglants, il y a le désarroi de l’homme blanc face à cette Afrique qui n’a plus besoin de lui, représentée ici par la sensualité électrique des deux jeunes domestiques.

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    C’est le soir. Il pleut. À Bruxelles ? Non, à Kinshasa. Ruben et Mathilde ont invité Daniel et Corine à dîner. Ruben fait des affaires avec le gouvernement congolais. Daniel a un projet qui concerne le caoutchouc. Il espère que Ruben pourra le mettre en rapport avec le ministre compétent. Après Occident, Frédéric Dussenne revient à l’écriture impitoyable de Rémi De Vos qui nous livre un huis clos tropical cauchemardesque sur fond de néo-colonialisme en pleine débandade. Derrière cette farce aux dialogues cinglants, il y a le désarroi de l’homme blanc face à cette Afrique qui n’a plus besoin de lui, représentée ici par la sensualité électrique des deux jeunes domestiques. Production Rideau de Bruxelles / L’acteur et l’écrit - Compagnie Frédéric Dussenne / Théâtre de Poche / Atelier Théâtre Jean Vilar (LLN) / Théâtre des Célestins (Lyon, France) / Théâtre de Liège. Avec le soutien du Théâtre des Osses (Fribourg, Suisse). Rencontres JE 21 septembre et JE 05 octobre - après le spectacle. Avec Rémi De Vos et l'équipe du spectacle.
    Lieu
    Rideau de Bruxelles @ Théâtre de Poche
    Cemin du Gymnase, 1A
    1000 Bruxelles
    http://www.theatrelepublic.be
  • Les espaces verts aux alentours du Jardin botanique (1820-1870)

    18.09.2017  >  13.10.2017

    • Exposition
    Une trentaine d'oeuvres de la collection racontent l'histoire fascinante de cette espace vert au cœur de la ville.

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    Avant 1820, l'environnement autour du port de Schaerbeek était rural et pittoresque comme en témoignent les lithographies et une remarquable peinture de A. Boens. L'implantation du Jardin botanique (1826-1829), un exemple précoce de l'urbanisation qui caractérise Bruxelles au 19e siècle, modifie le quartier en profondeur. Ce qui commence le 26 mai 1826 par la fondation de la Société Royale d'Horticulture, une initiative privée au but scientifique, se matérialise en 1829 par l'implantation d'un jardin botanique de plus de 6 hectares de surface. Visites guidées - un guide vous révélera cette histoire truffée d'anecdotes : - pour les visiteurs individuels (5€ pp): mardi 19.09.2017 à 14h mardi 10.10.2017 à 14h - pour les groupes d’adultes : 02 / 220.28.19 ou info@charliermuseum.be
    Lieu
    Musée Charlier
    Avenue des Arts
    1210 Saint-Josse-Ten-Noode
    Tél : + 32 (0)2 220 26 91
    info@charliermuseum.be
    http://www.charliermuseum.be
  • Rhinocéros

    19.09.2017  >  07.10.2017

    • Théâtre
    Les habitants d’une ville sont confrontés à l’apparition de rhinocéros. Que faire, comment réagir ? Ils se transforment tous, petit à petit, en rhinocéros. Métaphore cinglante de la montée des totalitarismes, la pièce reste en résonance toujours bouleversante des temps que nous traversons.

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    FARCE CORNUE Les habitants d’une ville sont confrontés à l’apparition de rhinocéros. Que faire, comment réagir ? Ils se transforment tous, petit à petit, en rhinocéros. Métaphore cinglante de la montée des totalitarismes, la pièce reste en résonance toujours bouleversante des temps que nous traversons. Tout commence donc comme un rêve, le rêve de Bérenger. Il regarde son monde et ses bizarreries avec une certaine distance. Une femme possède un chat, qui meurt, puis la femme devient ce chat. Tout est permis dans les rêves, notre imagination n’a plus de limites. « Je préfère à l’expression absurde celle d’insolite » nous dit Ionesco. Dans ce rêve raconté, la chorégraphie des rhinocéros est violente, agressive : gum-boots, body-clapping, peinture corporelle. Ces mouvements, ces couleurs et ces sons d’ensemble nous racontent « cette nature qui a ses lois », comme le dit Jean, avant de devenir rhinocéros. « La morale est antinaturelle » ajoute-t-il en braillant. Il veut remplacer la loi morale par la loi de la jungle. Bérenger lui répond : « Ré échissez, voyons, vous vous rendez compte que nous avons une philosophie que ces animaux n’ont pas, un système de valeurs irremplaçable. » Cette opposition nature/culture est constante dans la pièce. « Nous sommes des individus, pas des masses », nous rappelle Ionesco. Christine DELMOTTE
    Lieu
    Théâtre des Martyrs
    Place des Martyrs, 22
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-223.32.08
    Réservation : 02 223 32 08
    billetterie@theatre-martyrs.be
    http://www.theatre-martyrs.be
  • Europeana

    20.09.2017  >  07.10.2017

    • Théâtre
    Les Américains qui ont débarqué en 1944 en Normandie étaient de vrais gaillards, ils mesuraient en moyenne 1m73 et si on avait pu les ranger bout à bout plante des pieds contre le crâne ils auraient mesuré 38 kilomètres. Je ne peux plus m’arrêter, je lis comme on court. J’ai l’impression d’être montée dans une auto tamponneuse, et c’est parti pour une folle course à travers le vingtième siècle !

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    « Lis ça, ça devrait te plaire », me dit un ami. Je suis intriguée par le début : Les Américains qui ont débarqué en 1944 en Normandie étaient de vrais gaillards, ils mesuraient en moyenne 1m73 et si on avait pu les ranger bout à bout plante des pieds contre le crâne ils auraient mesuré 38 kilomètres. Je ne peux plus m’arrêter, je lis comme on court. J’ai l’impression d’être montée dans une auto tamponneuse, et c’est parti pour une folle course à travers le vingtième siècle ! Tout y passe : biologie, astronomie, sociologie, philosophie, linguistique... sans parler des résumés de toutes les théories qui se sont succédées, censées apporter un mieux à l’humanité, et qui se sont révélées désastreuses. Le résultat est cocasse, étourdissant, grinçant. Abasourdie, je demande à mon ami « Qui t’a donné ce livre ? ». « Anne- Marie Loop », me répond-il. Dès cet instant, j’ai eu sa voix dans l’oreille. J’ai trouvé que ce texte lui allait bien. Comme un gant, comme une robe, comme un costume de théâtre. L’écriture, le thème, trouvaient un écho chez la femme engagée qu’elle est. J’ai partagé mon sentiment, évoqué la possibilité que nous portions à deux ce texte à la scène. Son enthousiasme m’a convaincu. Anne-Marie Loop est devenue Europeana. L’Europe, c’est elle. C’est son regard de femme, de femme de ce siècle, qui nous emporte durant le voyage qu’elle nous invite à faire à travers un XXe à la fois désolé et passionnant. Elle nous guide et nous mène, elle se joue de nous, aussi. Ménageant ses surprises, elle nous entraîne dans une balade cynique et savoureuse. Virginie THIRION
    Lieu
    Théâtre des Martyrs
    Place des Martyrs, 22
    1000 Bruxelles
    Tél : 02-223.32.08
    Réservation : 02 223 32 08
    billetterie@theatre-martyrs.be
    http://www.theatre-martyrs.be
  • Transcription

    21.09.2017  >  21.10.2017

    • Exposition
    Transcription est un projet pluridisciplinaire. Il explore à partir de la performance, de la vidéo, de l’écriture et de la cartographie, un périmètre urbain précis à Bruxelles: le quartier autour du Centre Fedasil Le Petit-Château et ses différentes micro-zones urbaines.

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    Cette expo est présenté en collaboration avec le CIFAS. Transcription est un projet pluridisciplinaire. Il explore à partir de la performance, de la vidéo, de l’écriture et de la cartographie, un périmètre urbain précis à Bruxelles: le quartier autour du Centre Fedasil Le Petit-Château et ses différentes micro-zones urbaines. Comme une carte sensible où chacun viendrait dessiner ses propres histoires, habitudes corporelles, souvenirs ou sensations, le projet Transcription transforme l’espace public en un lieu d’expérimentation artistique dans lequel chacun peut s’inscrire physiquement et émotionnellement, au delà de son parcours de vie et de ses origines. Développé au sein d’un groupe d’habitants du Petit Château et de son quartier, Transcription est aussi un projet participatif. La diversité des profils socioculturels des participants sert de point de départ pour inventer des manières d’habiter cet espace, commun à tous mais que la pratique artistique amène ensuite à réinvestir autrement. Que Bruxelles soit la ville d’origine, une ville étape, ou la ville de destination après un long parcours migratoire, elle devient un terrain de jeu pour ceux qui voient dans les différences culturelles, ici plus particulièrement les multiples usages de l’espace public, une source d’expérimentation passionnante. Comment retranscrire ses habitudes corporelles d’un lieu de vie à un autre? Comment marcher, regarder, s’approprier l’espace public lorsqu’on prend simultanément en compte la mémoire du corps et les nouveaux dispositifs auxquels il doit de facto s’adapter ? Que faire de ces clashs, touchant parfois à l’absurde, que vivent les corps qui passent de conceptions et d’aménagements urbains radicalement différents ? Par le biais de diverses pratiques (écriture, corps et vidéo) nous interrogeons les multiples codes et pratiques sociales de chacun dans l’espace public. Nous travaillons à assembler, superposer, détourner toutes ces trajectoires urbaines pour en proposer, au final, une re-transcription collective. Se mouvoir entre nos cartographies subjectives et le territoire qui y est associé, celui qui nous est commun. C’est cette recherche que le projet Transcription retranscrit dans une installation vidéo et plastique. Avec la participation d’un groupe d’habitants de Bruxelles.
    Lieu
    Maison du Spectacle - la Bellone
    Rue de Flandre, 46
    1000 Bruxelles
    Tél : +32 25133333
    infos@bellone.be
    http://www.bellone.be
  • Le Misanthrope (Hors-Les-Murs)

    27.09.2017  >  14.10.2017

    • Théâtre
    Une création de l’Infini Théâtre coproduite par l’Atelier Théâtre Jean Vilar. Réalisée avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Loterie Nationale, de la Cocof et de l’Atelier 210.

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    Au XVIIème siècle, les salons rassemblaient les coquets, les frivoles, les opportunistes et les arrivistes, mais aussi des artistes, tous gourmands d’existence et de reconnaissance sociales. Au XXIème siècle, le mondain possède un compte Twitter, le hipster poste des photos sur Instagram, et la coquette tient salon sur son blog ou sur Facebook, Flickr, Tumblr… Pour ce Misanthrope, l’Infini Théâtre fait entendre avec subtilité le texte original de Molière (quel plaisir !) ancré dans notre réalité actuelle. La superficialité des salons précieux de l’époque ne se retrouve-t-elle pas aujourd’hui dans la virtualité des réseaux sociaux ? Alceste voudrait voir Célimène, lui parler, capter son attention, connaître ses sentiments. Mais comment contourner sa futilité ? Et surtout, comment la sous- traire, ne fût-ce qu’un instant, à la société virtuelle dont elle s’est faite reine à travers les écrans ? Accro aux réseaux sociaux, elle veut être admirée, recherchée, « likée »… à tout prix.
    Lieu
    StudioThor
    Rue Saint-Josse, 49
    1210 Saint-Josse-Ten-Noode
    http://www.bellone.be
  • Le Misanthrope

    27.09.2017  >  14.10.2017

    • Théâtre
    L'Infini théâtre met son savoir-faire au service du texte de Molière, et transpose les « salons précieux » en « salons internet », la fièvre mondaine du paraître, en celle de l'apparaître, le « bel esprit » en «chronique » piquante. Nous comprendrons si bien aujourd'hui l'inquiétude de Molière face à une société qui s'expose et trahit.

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    « L'affaire de la comédie est de montrer tous les défauts des hommes et principalement les hommes de notre siècle » (Molière) Pauvre Alceste, de quel monde sommes-nous complices ? Tu dénonces l'hypocrisie et le culte de l'apparence, ne voyant partout « qu'imposture, intérêt, trahison, fourberie ». Tu revendiques simplement un idéal de droiture réclamant loyauté, honnêteté et transparence des cœurs ! Cette rectitude pousse ta franchise jusqu'à la brutalité. Antipathique, mais comique, tu te fais des ennemis, multiplies les procès et t'enfermes à jamais dans le redoutable rôle du Misanthrope. Mais cela ne suffit pas encore à ta détresse ! Tu as aussi la faiblesse d'être épris d'une jeune femme, particulièrement douée pour les manœuvres de séduction et de toute évidence « appareillée », elle, à la réussite sociale. Un modèle de mondanité qui rassemble autour d'elle un essaim de courtisans qui l'adulent. Reine du bel esprit, elle s'affirme brillante, libre et indépendante mais aliénée au profil de la coquette ! Elle a pourtant bien dit qu'elle t'aimait mais, tragique, tu veux plus, tu veux tout ! Une partition magnifique que ce Misanthrope, qui remue à l'endroit de la justice, de l'authenticité et de la société. Un texte où l'hypocrisie joute avec les valeurs morales et où l'indécence ne recule devant rien pour se rapprocher du pouvoir.  Transposons les « salons précieux » en « salons internet », la fièvre mondaine du paraître, en celle de l'apparaître, le « bel esprit » en «chronique » piquante et nous comprendrons si bien aujourd'hui, l'inquiétude de Molière face à une société qui s'expose et trahit.
    Lieu
    StudioThor
    Rue Saint-Josse, 49
    1210 Saint-Josse-Ten-Noode
    http://www.bellone.be