Notre Histoire

Partant du constat qu’une partie de la population ne fréquente pas les lieux culturels, Isabelle Paternotte, comédienne et de Roland Mahauden, ancien directeur du Théâtre de Poche, décident de créer l’ASBL à Bruxelles en 1999. Le nom faisant référence à l’Article 27 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948) :

« Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. […] »

Malheureusement, les freins à cet accès culturel sont multiples : le manque d’argent, l’isolement, les difficultés de mobilité (physique et absence/faiblesse des moyens de transports), la méconnaissance de l’offre, le manque ou la perte d’habitudes culturelles, la perte de l’estime de soi...

Le but de l’ASBL était donc déjà de garantir un accès à l’offre culturelle pour tous au moyen d’un ticket permettant d’aller aux spectacles pour 50 FB. Cette somme devenue 1,25 € correspondait au prix du pain et permettait d’affirmer l’équivalence entre nourriture physiologique et spirituelle.

Depuis sa création, c’est plus de 1.000.000 de tickets qui ont été utilisés par les publics fréquentant plus de 1000 associations sociales (CPAS, maisons d’accueil, centres de santé mentale, d’alphabétisation…) auprès de plus de 1000 opérateurs culturels (théâtre, musique, cinéma, arts plastiques, danse, patrimoine...) de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ceci est rendu possible grâce à une modération du prix d’entrée par les partenaires culturels et à un fonds de compensation alimenté par les pouvoirs publics et les associations sociales.

En plus du ticket Article 27, d’autres outils, d’autres types d’accompagnement ont été mis en place pour restituer un accès à l’offre artistique et à la participation culturelle des publics. Ceux-ci se déclinent en fonction de chacune des deux régionales.

Depuis son implantation en Wallonie, Article 27 a connu une croissance constante grâce au soutien des pouvoirs publics et des opérateurs culturels et sociaux. En 2000, elle ouvre ses premières locales à Dinant, Liège et à Court-Saint-Etienne. Au départ, ces cellules couvrent essentiellement le territoire urbain sur lequel elles sont implantées. Progressivement, elles étendent leur zone de couverture. De nouvelles cellules naissent d’année en année. Finalement, en 2009, la dernière cellule est créée au Centre Luxembourg. Il aura fallu 10 ans à l’association pour couvrir l’ensemble du territoire de la Fédération Wallonie Bruxelles.

Cette évolution territoriale s’est accompagnée d’une croissance explosive des actions menées. A titre d’exemple, plus de 64.500 tickets ont été utilisés en 2018 (contre 54.000 en 2010) et plus de 4450 personnes ont participé à des animations, des ateliers et des projets culturels s’étendant sur plus de 4 600 heures ! Les actions et outils développés par l’association se sont également considérablement étoffés et diversifiés au fil des années. Ils permettent tour à tour de sensibiliser à la culture, de démythifier un genre culturel, d’apprivoiser une discipline artistique, de développer la réflexion critique dans un contexte favorisant les échanges et l’expérimentation.